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Sarkozy parle de son retour: "Une grande partie du chemin est faite"

Nicolas Sarkozy, ici le 10 mars, évoque son retour et une éventuelle candidature à la présidence de l'UMP dans une interview à ''Valeurs Actuelles''.

Nicolas Sarkozy, ici le 10 mars, évoque son retour et une éventuelle candidature à la présidence de l'UMP dans une interview à ''Valeurs Actuelles''. - -

"Que l'on parle de mon retour dans la vie politique, c'est déjà miraculeux en soi. Cela veut dire que cette idée du retour est inscrite dans les têtes et dans les esprits. À partir de ce moment-là, une très grande partie du chemin est faite", estime l'ancien président dans le magazine "Valeurs actuelles".

Après le temps des affaires, le temps du retour politique? Nicolas Sarkozy affirme qu'il n'a "pas pris" sa décision concernant la présidence de l'UMP, dans le magazine Valeurs actuelles, à paraître jeudi.

"Je n'ai pas pris ma décision, s'agissant de la présidence de l'UMP. Parce que je veux avoir tous les éléments en main", affirme l'ancien président, qui ajoute: "comprenez bien qu'il ne s'agit pas de la décision de mon plaisir. Je n'ai aucune revanche à prendre sur quiconque".

Pour réaliser cet entretien, le directeur général de Valeurs actuelles est allé au Cap Nègre le 24 juillet "à la demande de Nicolas Sarkozy". "Il avait en prévision d'envoyer une carte postale au milieu de l'été", a indiqué à BFMTV Yves de Kerdrel.

"Une grande partie du chemin est faite"

"Que l'on parle de mon retour dans la vie politique, c'est déjà miraculeux en soi. Cela veut dire que cette idée du retour est inscrite dans les têtes et dans les esprits. À partir de ce moment-là, une très grande partie du chemin est faite", affirme-t-il également.

Selon Nicolas Sarkozy, "le plus dur dans la vie, ce n'est pas la décision du retour, mais celle du départ. Quand, comment et pour quoi faire? Car le départ, cela peut signifier partir loin ou bien, au contraire, un nouveau départ. C'est d'ailleurs ce que j'avais expliqué, le 6 mai 2012, dans mon discours à la Mutualité", ajoute-t-il.

Au soir de sa défaite face à François Hollande, Nicolas Sarkozy avait assuré à ses électeurs: "mon engagement à la vie de mon pays sera désormais différent. Mais le temps ne distendra jamais les liens tissés entre nous".

"Pour un retour, le moteur, c'est le devoir"

"La première campagne présidentielle, on la fait toujours par envie et par désir. Pour un retour, le moteur, c'est le devoir. C'est la capacité à redonner de la confiance à un pays qui n'a plus de réponses pour aucun des grands défis du moment", assure également l'ancien chef de l'Etat.

A ses yeux, "les socialistes voient toute différence comme une injustice. Moi, je vois toute différence comme une richesse. Jusqu'à présent, la droite attaquait l'égalité par la liberté. C'était une erreur d'analyse. Car c'est toujours perçu comme la liberté du fort sur le faible. Il faut au contraire attaquer l'égalitarisme par les différences", soutient-il.

L'élection du nouveau président de l'UMP doit se dérouler, par vote électronique, le samedi 29 novembre, avec éventuel second tour le samedi suivant, 6 décembre.

S. C. avec AFP