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Sarkozy dénonce "les mensonges répétés" de Hollande après l'utilisation du 49.3

Nicolas Sarkozy jeudi 19 février 2015.

Nicolas Sarkozy jeudi 19 février 2015. - BFMTV

Nicolas Sarkozy a prévenu les membres de son parti: tout alliance avec le Front national est à exclure.

Nicolas Sarkozy attaque. A peine 48 heures après l'utilisation par Manuel Valls de l'article 49.3 de la Constitution pour faire passer la loi Macron, le président de l'UMP estime que "quand on utilise le 49.3 c'est qu'on n'a pas la force de convaincre sa majorité (...) Le 49.3, c'est la conséquence des mensonges de François Hollande", affirme-t-il sur Europe 1.

Et l'ancien président de la République de rappeler que durant son quinquennat, il n'a "jamais utilisé le 49.3. Parce que j'ai dit que je ne le ferais pas, et le mensonge ne créé pas les conditions de la confiance. Le 49.3, c'est une mesure disciplinaire pour contraindre la majorité". Et de railler l'utilisation de 'l'arme nucléaire 49.3 pour la toute petite loi Macron".

"Ma candidature pour 2017 n'est pas obligatoire"

Nicolas Sarkozy ne s'arrête pas là. Et relève, en évoquant les attentats de Copenhague, que la ministre de la Justice danoise a été "omniprésente". "Christiane Taubira est-elle encore ministre de la Justice?", lance-t-il, en dénonçant "le silence assourdissant" de la garde des Sceaux depuis les attentats de Paris. "A-t-elle des idées?", demande-t-il. "La réponse pénale, la fin du désarmement pénal qu'organise madame Taubira, c'est quand même quelque chose d'important!". "Nous voulons que la consultation d'un site jihadiste devienne un délit", ajoute-t-il.

Alors qu'il évoque le travail de l'UMP pour une "alternative" à l'exécutif actuel, Nicolas Sarkozy affirme que sa candidature pour 2017 n'est "pas obligatoire". "Si je suis venu, c'est pour remettre de l'ordre dans ma famille politique. On verra bien en 2016 au moment des primaires qui sera le meilleur". D'ailleurs, "je ne parle pas d'envie pour 2017 car être président, ce n'est pas une envie ni un caprice, c'est une charge, et si vous saviez combien elle est lourde. C'est de l'ordre de la réflexion, et de la raison".

Mais avant la présidentielle de 2017, d'autres scrutins doivent arriver, et notamment les élections départementales en mars prochain. Et le président de l'UMP prévient: "tout responsable de l'UMP qui concluera un accord avec le Front national sera immédiatement exclu". "Une voix pour Madame Le Pen est une voix pour la gauche", a-t-il martelé.

A. K.