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Quand Valérie Pécresse tente de rapatrier les exilés français en cas de Brexit

Valérie Pécresse, la présidente LR de la région Ile-de-France, le 8 avril 2016.

Valérie Pécresse, la présidente LR de la région Ile-de-France, le 8 avril 2016. - -

La présidente de la région Ile-de-France a affirmé ce mercredi se tenir prête à accueillir "tous ceux qui ont eu l'idée de partir" au Royaume-Uni, en cas de Brexit.

"​Welcome to Paris Region!" Non, ce n'est pas le nouveau slogan de la Ville de Paris pour tenter d'attirer un peu plus de touristes, ni même celui d'un lobby immobilier à la recherche de nouveaux investisseurs, mais bien celui de la présidente Les Républicains de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse.

Une logique économique

Invitée de l'émission Questions d'info sur LCP avec l'AFP, Le Monde et France Info ce mercredi, Valérie Pécresse a affirmé que même si elle était "défavorable au Brexit", elle "se tenait prête" à ce que la région "redevienne la terre d'accueil" de ceux qui étaient partis à Londres, aux cris de "welcome to Paris". "Je suis défavorable au Brexit, cela étant, et je le dis en toute sincérité, je me tiens prête à ce que la région Ile-de-France redevienne la terre d'accueil de tous ceux qui ont eu l'idée de partir". La présidente de région raconte d'ailleurs en avoir déjà parlé à Patrick Devedjian, le président du conseil général des Hauts-de-Seine.

"Si jamais les Britanniques votent le 'out', vous savez toutes les capitales d'Europe sont sur les rangs pour rapatrier les investissements. Les Belges, les Luxembourgeois...", a-t-elle affirmé. "C'est Paris la vraie capitale! Paris l'endroit où il faut être. Nous, nous serons toujours en Europe, toujours avec l'euro. C'est extraordinaire cette stabilité", a-t-elle poursuivi, ajoutant qu'elle était prête à travailler avec Anne Hidalgo, la maire PS de Paris. 

Le référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'UE se tiendra ce vendredi. Tous les Britanniques, mais également ceux domiciliés à l’étranger qui sont enregistrés sur les listes électorales au Royaume-Uni depuis moins de 15 ans, les Nord-Irlandais, et les citoyens du Commonwealth qui résident en Grande-Bretagne, peuvent voter, comme l'explique ce papier.

la rédaction avec AFP