BFMTV

Primaire de droite: un débat "sans éclat ni surprise"

Les sept candidats de la primaire à droite jeudi lors de leur premier débat télévisé.

Les sept candidats de la primaire à droite jeudi lors de leur premier débat télévisé. - Philippe Wojazer - AFP

La presse loue la bonne tenue du premier débat télévisé de la primaire de droite, jugé "courtois", mais parfois "trop encadré".

Un débat bien tenu... Presque trop. Ce vendredi matin, au lendemain du premier débat de la primaire de droite pour la présidentielle, la presse française est unanime: la prestation aura été "sans éclat ni surprise", "sans passion ni dérapage" comme titre Le Parisien.

Tel un jury de grand oral, le service politique du journal a décerné la meilleure note (7/10) à Alain Juppé, grand favori des sondages et auteur d'une prestation "tranquille" où l'ancien Premier ministre s'est montré "professoral, comme d'habitude". Son challenger Nicolas Sarkozy hérite d'un honorable 6/10 mais est apparu "tendu" et "moins à l'aise dans un débat à sept" que dans les meetings.

La une du Parisien ce vendredi 14 octobre.
La une du Parisien ce vendredi 14 octobre. © Montage BFMTV

"Un débat à fleurets mouchetés"

Le Figaro évoque "un débat à fleurets mouchetés" où "on aura eu confirmation de différences d'approche entre les uns et les autres, notamment entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, les deux favoris de la compétition".

"Sur la forme, le débat d'hier soir a été plutôt courtois, parfois piquant. Poli, souvent tendu", analyse le Journal de la Haute-Marne. "On retient les coups... pour l'instant."

"Autant sur la forme, ce débat a été correctement tenu", confirment Les Dernières Nouvelles d'Alsace. "Autant le fond fut quelque peu décevant, sous forme de catalogue de propositions de bons élèves, toutes censées remettre par miracle la France sur les rails." L'Éclair des Pyrénées retient un "débat très (trop ?) encadré - ou doit-on dire plutôt la conversation".

Au final, "ce premier rendez-vous télévisuel majeur a confirmé ce qui transparaît dans cette campagne, à savoir un favori, Alain Juppé, serein et plein d'autorité", conclut L'Alsace.

A. K. avec AFP