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Primaire à droite: ces petits bugs qui ont animé le premier tour

La primaire de la droite et du centre a mobilisé plus qu'espéré.

La primaire de la droite et du centre a mobilisé plus qu'espéré. - Sebastien Bozon / AFP

Des noms rajoutés à la main, un assesseur privé de bureau de vote ou encore un manque de bulletins et d'enveloppes... Le premier tour de la primaire de la droite a connu, ce dimanche, quelques ratés.

C'était la hantise des candidats à la primaire de la droite et du centre. Reproduire le scénario de 2012 qui avait vu François Fillon et Jean-François Copé s'affronter pour la présidentielle du parti. Alors, cette année, la Haute autorité a annoncé une procédure "infaillible". Pourtant, dimanche, plusieurs ratés ont été remarqués. Des enveloppes trop peu nombreuses à un assesseur de François Fillon, quels sont les bugs recensés?

> Des noms ajoutés à la main sur les listes d'émargement

Pour pouvoir voter à la primaire de dimanche, les électeurs devaient être inscrits au préalable. Mais, sur Twitter, certains ont fait part de leur désarroi, après s'être fait refouler des bureaux de vote au motif que leur nom n'apparaissait pas sur le listing. Et cela, malgré leur inscription.

Pour d'autres, au contraire, les noms ont été ajoutés à la liste d'émargement, de façon manuelle. L'équipe d'Alain Juppé assure que la Haute Autorité valide ces cas, s'il y a consensus parmi les assesseurs présents sur place, raconte L'Express.

De son côté, Le Progrès rapporte qu"Alexandre Vincendet, maire LR de Rillieux-la-Pape, n'été pas non plus noté sur les listes, malgré son inscription. 

> Un manque d'enveloppes.. et de bulletins

A Paris, en Essonne ou encore dans le Rhône, des pénuries d'enveloppes ont été signalées dès le milieu de journée. A tel point que la Haute autorité a dû faire appel en urgence à la mairie de Paris pour lui en fournir.

Thierry Solère, qui préside le comité d'organisation du scrutin, a remercié Anne Hidalgo pour sa "réactivité".

De plus, dans certains régions, comme en Essonne ou dans les Côtes-d'Armor, il manquait aussi des bulletins de votes. Les organisateurs ont donc attaqué les stocks prévus pour le second tour.

> Un assesseur de Fillon n'arrive à a entrer dans le bureau de vote

Dans ce fief du député-maire Bernard Reynès, soutien de Nicolas Sarkozy, un assesseur représentant François Fillon n'aurait pas pu entrer dans le bureau de vote pour y surveiller le déroulement du scrutin. 

De plus, ce bureau aurait ouvert à 7h50, soit dix minutes avant l'horaire réglementaire.

> La signature à la charte de l'alternance pas toujours bien identifiée

"J'ai juste signé la feuille d'émargement, je n'ai pas signé la charte des valeurs." Beaucoup d'électeurs ont fait part de leur incompréhension à la sortie des bureaux de votes ou sur les réseaux sociaux. 

Sauf qu'en réalité, tous les électeurs l'ont bel et bien signée. Sans même le savoir. Au moment du premier émargement, en arrivant au bureau de vote... La phrase qui résume l'adhésion à la charte est inscrite en petit, à l'envers, et les préposés n'en font pas systématiquement mention, rapporte Le JDD. 

> Un bug pour le vote des Français de l'étranger

Les Français de l'étranger désireux de vouloir voter devaient se connecter à la plateforme de vote en ligne, samedi. Bugs, erreurs d’affichage... : les quelques 60.000 électeurs inscrits ont dû attendre pour pouvoir voter. 

Sur Twitter, les élus ont appelé les électeurs à faire preuve de patience pour faire entendre leur choix.

Elodie Hervé