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Primaire à droite: ce que proposent les candidats sur la sécurité

Les sept candidats de la primaire à droite débattront notamment sur la sécurité

Les sept candidats de la primaire à droite débattront notamment sur la sécurité - AFP

La lutte contre le terrorisme et contre la délinquance font partie des thèmes du deuxième débat de la primaire à droite. Entre une augmentation des moyens et un renforcement de la lutte contre le terrorisme, les propositions des candidats se rejoignent sur de nombreux points.

Sujet longuement traité ces derniers mois et de retour dans l'actualité avec les manifestations de policiers, la sécurité est au coeur des programmes des candidats de la primaire à droite. Entre la lutte contre le terrorisme et contre la délinquance, chacun y va de ses propositions. 

Plus de places en prison et de policiers

Tous tombent d'accord sur un thème: l'augmentation des places en prison. Alain Juppé et Bruno Le Maire voudraient créer 10.000 places, François Fillon, 16.000, Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé et Nathalie Kosciusko-Morizet 20.000. Jean-Frédéric Poisson augmente encore la mise en proposant 30.000 places supplémentaires.

Les chiffres grimpent aussi côté recrutement. Alain Juppé entend créer 10.000 postes de policiers et gendarmes supplémentaires au terme du quinquennat quand Bruno Le Maire envisage 5.000 recrutements. Jean-François Copé atteint le chiffre le plus élevé avec 50.000 policiers, gendarmes, magistrats, gardiens de prison et militaires en plus. 

Un service national variable

La création d'un service national fait aussi consensus. Pour Nicolas Sarkozy, il serait militaire, obligatoire et dédié aux "100.000 décrocheurs scolaires". Mais pour Nathalie Kosciusko-Morizet, il s'agit d'un "service national court". Alain Juppé et Bruno Le Maire s'opposent à l'obligation.

Le maire de Bordeaux estime qu'il "n'est pas concevable d'imposer aux armées d'incorporer chaque année (...) un nombre considérable de nos jeunes". Bruno Le Maire proposait quant à lui un "renforcement des services militaires volontaires et adaptés, mais toujours sur la base du volontariat". 

Contre le terrorisme, des mesures drastiques

Dans la lutte contre le terrorisme, tous proposent de renforcer le renseignement. Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-François Copé aimeraient créer une "NSA" à la française. Face aux profils radicalisés, Alain Juppé veut rétablir la double peine "pour expulser les condamnés étrangers radicalisés", Nicolas Sarkozy veut enfermer les fichés S de façon préventive. Nathalie Kosciusko-Morizet aimerait voir "une perpétuité réelle" pour les faits de terrorisme.

Bruno Le Maire évoque une "rétention administrative après condamnation". Pour "impliquer les citoyens", il veut aussi renforcer le délit de "non dénonciation" des délits de "diffusion de sites jihadistes, d'apologie du jihad, de détention et de fabrication de matériel de propagande". 

La lutte contre la délinquance à l'échelle locale

Ancien ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy veut "mettre fin au laxisme judiciaire". Il propose que les peines prennent en compte "l'accumulation des faits antérieurs", en majorant les condamnations en fonction de la récidive. Des peines complémentaires s'appliqueraient aux "trafiquants de drogue", qui se verraient interdire de retourner "dans le quartier ou le département d'origine".

Localement, Nathalie Kosciusko-Morizet voudrait transformer la police municipale en police intercommunale quand François Fillon compte armer cette dernière. L'ancien Premier ministre veut aussi donner une place au maire dans le rétablissement de "la tranquillité publique". 

Mélanie Longuet