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Présidentielle: Woerth ironise sur la vie "pas facile d'une manière générale et chez LR de façon particulière"

Le député LR Eric Woerth, le 10 juin 2020 à l'Assemblée Nationale à Paris

Le député LR Eric Woerth, le 10 juin 2020 à l'Assemblée Nationale à Paris - Anne-Christine POUJOULAT © 2019 AFP

Le député LR de l'Oise salue néanmoins le fait qu'un processus de désignation du ou de la candidat(e) de la droite à la prochaine présidentielle ait été arrêté.

"La vie n'est pas facile d'une manière générale et chez LR de façon particulière", a ironisé ce mercredi Eric Woerth au micro de France Inter, au sujet du processus de désignation de la personnalité qui représentera la droite à la prochaine élection présidentielle.

"Au moins on a un processus de sélection du candidat, on aurait pu l'avoir avant tout ça c'est vrai, on aurait pu le préparer depuis cinq ans, a admis le député Les Républicains de l'Oise. La situation étant celle d'aujourd'hui, au moins tous les candidats seront candidats à cette mini-primaire."

La désignation aura lieu par un vote des militants lors du congrès LR du 4 décembre prochain. Xavier Bertrand a finalement accepté d'y participer, se mettant sur les rangs aux côtés de Valérie Pécresse, Michel Barnier, Eric Ciotti et Philippe Juvin. La date limite pour le dépôt des candidatures est fixée à ce mercredi 13 octobre.

"Parler à tous les Français"

Interrogé sur le changement de pied de Xavier Bertrand, Eric Woerth salue "évidemment" une bonne chose et qualifie son choix de "courageux". "Qui ne change pas d'avis?" a poursuivi le président de la Commission des finances à l'Assemblée nationale.

Mettant en garde sur le fait que les militants LR ne représentaient pas l'ensemble des Français, Eric Woerth enjoint les candidats à s'adresser à un public plus large.

"J'engage tous les candidats à ne pas uniquement parler à nos militants, mais parler surtout à tous les Français, sinon on va prendre des mois de retard par rapport aux autres candidats, et honnêtement ce qui nous divise aujourd'hui est quand même plus important que ce qui nous rassemble, ce qui n'est pas une petite histoire", s'alarme l'ancien ministre du Budget, plaidant pour "un leadership affirmé".

Une sortie qui résonne avec celle de Nicolas Sarkozy, mardi à Châteauroux lors d'une séance de dédicace de son livre, Promenades: "Il y a des périodes de transition qui sont moins simples. Moi-même avant d’être le leader, j’avais été sifflé, il a fallu que je construise, ce n’était pas évident. Ça prend du temps, il faut être patient".

"Je pense qu'à un moment donné, un candidat émergera", a pour sa part fait valoir Eric Woerth ce mercredi.

Clarisse Martin Journaliste BFMTV