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Présidentielle: "Si on perd en 2017, c'est qu'on est vraiment mauvais", raille Rachida Dati

La députée européenne ironise sur les personnalités qui se présentent à la primaire de la droite et du centre. Pour elle, "Nicolas Sarkozy est le meilleur d'entre nous".

Neuf candidats déclarés à la primaire de la droite et du centre, une situation qui agace clairement Rachida Dati, déjà pas très fan de l'exercice en lui-même... Invitée de BFM Politique ce dimanche soir, l'euro-députée Les Républicains, dénonce cette multiplication des candidatures mais surtout "pour quoi faire", interroge-t-elle.

"J’aime trop mon pays, on est un grand peuple, tout le monde ne peut pas s’improviser président de la République", dénonce celle qui est également la maire du VIIe arrondissement parisien.

Dénonçant le fait même d'organiser des primaires à droite et au centre, un concept qui ne fait pas partie "de notre histoire", "de notre Constitution", pour Rachida Dati, un seul candidat est naturel: Nicolas Sarkozy. "Quand vous me faites la liste des candidats, franchement ça serait dommage qu’il n’y soit pas, raille-t-elle.

Et d'ajouter: "Je ne vais pas lui porter malheur, mais c’est quand même le meilleur d’entre-nous", reprenant la déclaration de Jacques Chirac pour parler d'Alain Juppé. "Il a été président de la République, il sait ce que c’est que d’exercer le pouvoir, il sait ce qu’est d'échouer", poursuit Rachida Dati à propos de son favori.

"On ne fait pas du réchauffé"

Mais la députée européenne émet quelques conditions à son soutien pour le président du parti Les Républicains. "Il a le fond, il a la densité pour le faire, maintenant il faut le boulot et il faut l’équipe, prévient-elle. Il faut voir qu’elle est son offre politique et gouvernementale. On ne reprend pas les mêmes et on recommence, on ne fait pas du réchauffé de ce qu’on a pas fait." Et dans cette situation, l'ancienne ministre de la Justice n'exclut pas de soutenir un autre candidat.

"Moi je suis légitimiste, je veux que ma famille politique gagne et franchement aujourd’hui si on perd en 2017, c’est qu’on est vraiment mauvais", ironise Rachida Dati.

Avant de s'attaquer au camp adverse. Expliquant que la politique ce n'est pas "parler dans les think tank, la France, ce n'est pas les cercles parisiens et ce n'est pas que dans les livres", Rachida Dati semble s'en prendre frontalement à Emmanuel Macron. "Ce n’est pas avec un Bac +25 qui à 12 ans et demi et qui est à peine pubère va nous dire j’ai un projet tout prêt à vous faire", lance-t-elle dans une allusion toute trouvée au lancement de la Gauche libre, un think tank crée par des jeunes qui veulent promouvoir les idées du ministre de l'Economie.

J.C.