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Pour Nicolas Sarkozy, "consulter des images d'un site jihadiste", c'est "être un jihadiste"

Nicolas Sarkozy, en meeting à Rouen, lundi soir.

Nicolas Sarkozy, en meeting à Rouen, lundi soir. - BFMTV

Le chef du parti Les Républicains a estimé lors d'un meeting à Rouen que "lorsque l'on consulte un site jihadiste, on est jihadiste, et on doit être traité comme tel".

En meeting à Rouen lundi soir dans le cadre des élections régionales, Nicolas Sarkozy a évoqué le phénomène de radicalisation de certains jeunes Français, et appelé à durcir l'arsenal de mesures anti-jihad. 

"Il faut aller plus loin. Il faut créer des centres de déradicalisation, et y envoyer tous ceux qui sont tombés dans la radicalité. Ca ne nous suffit pas qu'ils aillent en prison en revenant du jihad, si c'est pour sortir pires que quand ils y sont rentrés", s'est indigné le chef du parti Les Républicains, faisant référence à certains détenus qui se radicalisent en prison

Comparaison hasardeuse

Il est ensuite revenu sur une promesse qu'il avait faite en tant que président de la République après l'affaire Mohammed Merah, mais qu'il n'avait jamais tenue, l'élection présidentielle approchant: punir pénalement toute personne qui consulterait un site jihadiste sans motif légitime.

"Pourquoi n'a-t-on d'ores et déjà pas mis en oeuvre le délit de consultation d'un site jihadiste? Lorsqu'on consulte des images de pédophilie, on est un pédophile. Lorsqu'on consulte des images d'un site jihadiste, on est un jihadiste, et on doit être traité comme tel", a-t-il lancé à la tribune lundi soir, s'excusant toutefois de la comparaison hasardeuse.

A. G.