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Militant agressé: Raffarin favorable à l'interdiction du groupuscule d'extrême droite

Jean-Pierre Raffarin juge l'agression d'un militant d'extrême gauche "révoltante".

Jean-Pierre Raffarin juge l'agression d'un militant d'extrême gauche "révoltante". - -

Jean-Pierre Raffarin se dit partisan d'une interdiction du groupe d'extrême droite dont sont membres les agresseurs présumés si la justice "estime qu'il y a eu une responsabilité collective."

Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, s'est dit "révolté" jeudi sur BFMTV par l'agression la veille de Clément, jeune militant antifasciste. "C'est une affaire extrêmement triste, et je souhaite que la justice fasse toute la lumière pour interpeller très rapidement les agresseurs."

Faut-il dissoudre le groupe d'extrême droite auquel les agresseurs présumés appartiendraient? "Si il doit y avoir une organisation qui est à l'origine de ces actes et de ces attitudes, elle doit évidemment être interdite. C'est à la justice de trancher la responsabilité personnelle des assassins, et éventuellement la responsabilité collective d'un groupe. Mais les responsables doivent être sévèrement punis."

Au sujet de l'insécurité, Jean-Pierre Raffarin estime que "sur le long terme, la violence n'augmente pas. Les sociétés plus anciennes étaient bien plus violentes", estime le politique. Mais il reconnaît "sur le court terme, ces dix dernières années, une forme grandissante de violence urbaine." Un phénomène dû à "la désespérance" de "gens en dehors de la société, qui n'ont rien à perdre. La faute à la société qui ne les intègre pas. On laisse durablement trop de gens à l'extérieur de la société."


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Alexandra Gonzalez