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Les Républicains demandent de rétablir provisoirement les contrôles à la frontière franco-italienne

François Fillon (1er en partant de la gauche), Alain Juppé (1er en partant de la droite) et Bruno Le Maire (2ème rang, 2ème en partant de la droite).

François Fillon (1er en partant de la gauche), Alain Juppé (1er en partant de la droite) et Bruno Le Maire (2ème rang, 2ème en partant de la droite). - Jacques Demarhton - AFP

Après l'annonce d'Angela Merkel de rétablir provisoirement les contrôles aux frontières avec l'Autriche, ce dimanche 13 septembre, le parti Les Républicains demande le rétablissement provisoire des frontières franco-italienne.

Le parti Les Républicains demande le rétablissement "provisoire" des frontières entre la France et l'Italie, a indiqué lundi le député Guillaume Larrivé chargé de l'immigration au sein de Les Républicains.

"La France doit prendre l'initiative de rétablir provisoirement à la frontière franco-italienne des contrôles compte tenu de l'afflux en provenance du Sud", a-t-il dit, "sous la forme de patrouilles mobiles de la police aux frontières".

Un peu plus tôt sur Sud Radio, l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant avait pourtant admis que "le gouvernement français a déjà suspendu Schengen à la frontière italienne depuis des mois". Les forces de l'ordre françaises ont empêché de facto avant l'été les migrants de franchir la frontière franco-italienne, après l'afflux important de personnes à Vintimille, côté italien, pour passer en France.

"La décision de Mme Merkel est un tournant"

Mais le gouvernement se défend d'enfreindre ainsi les accords de Schengen. Saisi par des associations qui dénonçaient le blocage des migrants, le Conseil d'Etat a validé fin juin les mesures gouvernementales. "La suppression du contrôle systématique aux frontières intérieures de l'espace Schengen n'empêche pas les autorités françaises d'effectuer des contrôles d'identité ou de titres", a estimé le juge des référés de la plus haute juridiction administrative française.

Commentant la volte-face de la chancelière Angela Merkel, Guillaume Larrivé a estimé que cette "décision valide très exactement l'analyse qui est celle du président Sarkozy". "La décision de Mme Merkel est un tournant", a-t-il insisté. "Cette décision est bien la validation de la nécessité de tout refonder", a-t-il ajouté. "Il faut s'engager urgemment dans une vraie refondation de Schengen", a-t-il dit.

Ne pas "avoir peur d'aborder certaines questions"

"En 2011, le président Sarkozy avait appelé à des évolutions et à ce qu'il puisse être possible de rétablir un contrôle aux frontières en cas de crise migratoire", a expliqué cet ancien conseiller de Brice Hortefeux, qui a de nouveau détaillé les mesures récemment proposées par Nicolas Sarkozy. "On refuse la fausse générosité de ceux qui prétendent accueillir tout le monde, et on refuse la vraie brutalité des extrémistes qui n'entendent pas les appels au secours qui nous sont envoyés par un certain nombre de personnes persécutées", a-t-il ajouté.

Mercredi, le pari organise une journée de travail sur l'immigration. "Il ne faut pas avoir peur d'aborder" ces questions, a encore dit Guillaume Larrivé, affirmant avoir "une approche réaliste".

la rédaction avec AFP