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Henri Guaino se dit contre une primaire à l'UMP pour 2017

Henri Guaino, au centre, lors d'une manifestation contre le mariage homo en avril dernier.

Henri Guaino, au centre, lors d'une manifestation contre le mariage homo en avril dernier. - -

L'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy marque franchement son désaccord avec Fillon et Copé en se disant contre l'idée d'une primaire à l'UMP en 2017.

Henri Guaino, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, met en garde ses "amis" de l'UMP contre les conséquences d'une primaire à droite pour la présidentielle de 2017, l'estimant même superflue si l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy devait être candidat, dans une interview accordée au JDD.

"Je voudrais que chacun mesure bien à quel point la primaire est contraire à l'esprit de la Ve République", estime l'ancien conseiller de Sarkozy. A ses yeux, ce processus, sur lequel Jean-François Copé et François Fillon se sont mis d'accord cette semaine, fait d'un candidat "le prisonnier d'un camp" et rend "encore plus difficile qu'il devienne un jour 'l'homme de la nation', que doit être un président de la Ve République".

Pour le député UMP des Yvelines, cela s'apparenterait finalement à un retour à la IVe République, "c'est-à-dire au régime des partis qui nous a conduits à la catastrophe". "C'est moderne? Est-on obligé d'imiter en tout le PS? Voilà la question que je pose à mes amis."

Le départ de Sarkozy "a laissé un grand vide"

Quant à savoir si Nicolas Sarkozy devrait s'y soumettre s'il revenait en politique, son ancien conseiller spécial ne l'imagine guère: "Je ne vois pas comment un ancien président de la République, qui a incarné la nation toute entière, pourrait revenir en arrière en commençant par s'enfermer dans un camp pour ensuite revenir vers tous les Français". "S'il décide d'être candidat, soit il n'y aura pas de primaires, soit elles seront une pure formalité", considère son ancienne "plume" à l'Elysée.

Le départ de Nicolas Sarkozy "a laissé un grand vide" qui "n'a pas été comblé", estime Guaino, faisant référence à l'élection ratée à la présidence de l'UMP en novembre dernier. Faut-il un nouveau vote en septembre? Certes "l'UMP gagnerait à démontrer qu'elle est capable d'organiser une élection interne de façon démocratique et apaisée", dit-il, mais le calendrier lui semble compliqué en raison des municipales qui approchent.

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