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Fillon en meeting à Aubervilliers

Alain Juppé, François Fillon et Nicolas Sarkozy

Alain Juppé, François Fillon et Nicolas Sarkozy - Pascal GUYOT, Martin BUREAU, Loïc VENANCE / AFP

François Fillon a tenté, ce samedi devant des soutiens de la société civile à Aubervilliers, de s'en tenir à son projet pour la France. Il n'a évoqué que rapidement, en fin de discours, les affaires qui pèsent sur sa campagne.

De plus en plus seul, François Fillon maintient son cap. A Aubervilliers ce samedi après-midi, le candidat LR n'a évoqué que son programme, devant des soutiens de la société civile, dans une courte allocution d'une demi-heure, aux antipodes de ses discours habituels.

Devant une salle "à moitié vide", selon la journaliste de BFMTV Agathe Lambret, présente sur les lieux, François Fillon a lancé, en préambule: "cette campagne est un étrange combat". Une des seules allusions aux grandes difficultés qu'il rencontre dans sa campagne marquée par de multiples défections dans son camp, alors qu'il est menacé de mise en examen pour des emplois présumés fictifs.

"N'abdiquez pas, ne renoncez jamais!" a-t-il lancé, lors de son discours, axé autour du thème de la liberté. "Votre engagement doit se poursuivre (...) La France a besoin de vous pour se réformer. Elle a besoin de vous pour heurter les Bastille et les citadelles derrière lesquelles s'abritent les conservatismes, les corporatismes et tous ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change", a poursuivi le candidat.

"La France a besoin d'un nouveau souffle"

"Faites triompher le souffle intense, le souffle inspirant de la liberté, le souffle de la France", a appelé le candidat. "La France a besoin d'un nouveau souffle", a-t-il encore plaidé, après avoir évoqué "l'alliance Macron-Bayrou", copieusement sifflée par le public.

A son arrivée aux Docks de Paris, sous des "Fillon président", le public s'était levé pour chanter "joyeux anniversaire" au candidat né le 4 mars 1954. "J'en ai connu des meilleurs", a souri François Fillon, dans un doux euphémisme.

Rares élus fidèles

Les rares élus restés fidèles à François Fillon étaient présents: Eric Ciotti, Luc Chatel, Hervé Novelli, Jérôme Chartier, Isabelle Le Callennec, Valérie Boyer, Antoine Gosset-Grainville (son ex-conseiller à Matignon), les entrepreneurs Henri de Castrie, ex-PDG d'Axa, et Charles Beigbeder.

C'est pendant le discours de François Fillon que Bernard Accoyer, secrétaire général du parti, et Gérard Larcher, président du comité politique, ont annoncé la convocation avec 24 heures d'avance, du comité politique LR, lundi pour "évaluer la situation". Tout un symbole.

M. R. avec AFP