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Devedjian débouté de sa plainte au sujet d'une présumée relation avec Trierweiler

Le député Les Républicains pourrait désormais porter l'affaire devant la Cour européenne des droits de l'Homme.

Le député Les Républicains pourrait désormais porter l'affaire devant la Cour européenne des droits de l'Homme. - Jacques Demarthon - AFP

Le député Les Républicains avait porté plainte contre le magazine Point de vue, qui avait publié une interview faisant état de sa relation présumée avec Valérie Trierweiler. La Cour de Cassation estime que l'adultère n'est pas "contraire à la morale dans la société contemporaine".

C'est une affaire qui aurait pu passer inaperçu. Le 17 décembre dernier, la Cour de cassation a rendu un arrêt déboutant Patrick Devedjian dans son procès contre le magazine Point de vue. Le député Les Républicains attaquait le magazine en diffamation, après la publication d'une interview de Christophe Jakubyszyn, auteur d'un livre sur Valérie Trierweiler.

Dans l'interview à Point de vue, le journaliste faisait état d'une relation présumée entre Patrick Devedjian et Valérie Trierweiler. "Il y aurait eu effectivement une relation intime entre Patrick Devedjian et Valérie Trierweiler qui aurait duré plusieurs années", confiait Christophe Jakubyszyn. Selon lui, les deux personnalités se seraient séparées, la relation de Valérie Trierweiler avec François Hollande "prenant le dessus" sur celle avec Patrick Devedjian.

L'affaire portée devant la CEDH?

Une somme de révélations que l'intéressé, marié et père de quatre enfants, a peu apprécié. Il a donc porté plainte pour diffamation, rappelle Mediapart. Son argument: le fait d'être présenté comme un mari infidèle nuirait à sa réputation.

Las, loin de trancher sur la réalité ou non de cette relation, la cour de Cassation a statué de la même façon que les autres institutions judiciaires devant lesquelles Patrick Devedjian a porté l'affaire: en affirmant que "l’évolution des mœurs comme celle des conceptions morales ne permet plus de considérer que l’infidélité conjugale serait contraire à la représentation commune de la morale dans la société contemporaine".

Quant à la notion d'honneur et de considération, "les juges n'ont pas à rechercher quelles peuvent être les conceptions personnelles et subjectives" des mis en cause à ce sujet, ajoute la Cour de cassation. Patrick Devedjian peut considérer son honneur bafoué, mais la Cour n'ira pas dans son sens. Selon Mediapart, il considère même porter l'affaire devant la Cour européenne des droits de l'Homme.

A.K.