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Bruno Retailleau dit avoir envisagé d'en "finir", après sa rupture politique avec Philippe de Villiers

Le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau

Le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau - LUDOVIC MARIN / AFP

Dans un ouvrage à paraître cette semaine, une ex-journaliste dissèque le système mis en place par Philippe de Villiers. Et revient sur l'épisode difficile du divorce du patron du Puy du Fou d'avec son ancien dauphin politique Bruno Retailleau, aujourd'hui à la tête d'un important courant des Républicains.

La politique, comme l'amour, peut provoquer des ravages personnels. En témoignent les révélations d'un ouvrage à paraître, intitulé Puy du Fou, la grande trahison, qui porte sur Philippe de Villiers et son système politique. Dedans, son ancien "dauphin" Bruno Retailleau, aujourd'hui patron des sénateurs Les Républicains, s'épanche sur la difficile rupture qu'il a vécue, fin 2009, avec le maître du Puy du Fou. 

À la racine du divorce, les tentatives de débauchage du Premier ministre François Fillon auprès de Bruno Retailleau, bras droit de Philippe de Villiers au conseil général de la Vendée et au Puy du Fou.

"Au fond du trou"

Le leader souverainiste écarte ainsi brutalement le sénateur, encore membre à l'époque du Mouvement pour la France (MPF), parti fondé par Philippe de Villiers après les élections européennes de 1994. 

"Les mois qui ont suivi mon exclusion du Puy du Fou ont été difficiles, d’une grande violence. J’avais l’impression d’être au fond du trou, cerné de toute part. Au point d’envisager le pire. Je me souviens de m’être trouvé un jour au volant de ma voiture, sur une petite route de Vendée, et de m’être dit : 'Si je me plantais là, dans le décor, toute cette tension disparaîtrait. Ce serait fini. Terminé'", raconte dans l'ouvrage le président de Force républicaine.

Après la rupture, les deux hommes se sont échangés les coups bas. Selon l'ex-journaliste Christine Chamard, auteure du livre-enquête auquel L'Opinion a eu accès, aucun contact direct n'a eu lieu entre eux depuis près de huit ans. 

Jules Pecnard