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Bruno Le Maire invoque le secret fiscal face à la demande de "transparence"

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- - PATRICK KOVARIK / AFP

Aux parlementaires demandant au gouvernement de publier le document évaluant l'impact de la politique fiscale du gouvernement en faveur des Français les plus aisés, Bruno Le Maire refuse, invoquant "le secret fiscal".

Le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a invoqué le "secret fiscal" face à la demande de parlementaires majoritairement de gauche exhortant le gouvernement à faire la lumière sur les conséquences de ses décisions inscrites au budget 2018 pour les Français les plus riches.

Dans une tribune publiée ce mardi soir sur le site internet de Libération, plusieurs dizaines de "députés, sénateurs et citoyens" demandent au gouvernement "de rendre public l'impact de ses mesures fiscales et budgétaires sur les contribuables les plus aisés et sur les 100 Français les plus riches".

Le respect fiscal, "un des principes fondamentaux de notre législation fiscale"

"Je rappelle simplement qu'il y a un principe auquel je sais que vous êtes attachés, qui est le principe du secret fiscal", a dit Bruno Le Maire dans la nuit de mardi à mercredi, lors de l'examen à l'Assemblée nationale de la loi de finances pour 2018.

"Nous ne donnerons aucune information dans cette Assemblée qui ne respecterait pas le respect fiscal, qui est un des principes fondamentaux de notre législation fiscale et de la société française".

Parmi les signataires de la tribune dans Libération, figurent des parlementaires socialistes, communistes et de La France insoumise, ainsi que le centriste Jean-Christophe Lagarde, qui invoquent un "enjeu de transparence démocratique".

Globalement, l'équipe gouvernementale rejette l'accusation portée par la gauche selon laquelle le projet de loi de finances 2018 serait un "budget pour les riches".

Les critiques de l'opposition se concentrent sur deux mesures phares : le recentrage de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) sur le seul patrimoine immobilier et l'instauration d'un prélèvement forfaitaire unique de 30% sur les revenus du capital.

S.Z avec AFP