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Bruno Le Maire: "en l'état, je voterai" la réforme du code du travail

Bruno Le Maire a officialisé mardi sa candidature pour la primaire de la droite et du centre, qui se tiendra en novembre prochain. Celui qui rêve de diriger le pays est le 8e candidat Les Républicain à nourrir des ambitions présidentielles.

Sans surprise, Bruno Le Maire s'est lancé mardi dans la course à la primaire à droite, devenant le huitième candidat Les Républicains à s'aligner sur la ligne de départ du scrutin qui aura lieu en novembre prochain. Celui qui se lève le matin avec le rêve de "diriger le pays" ne cache pas ses ambitions. "Je veux devenir président de la République, mais ce sont les Français qui décideront", a-t-il affirmé jeudi matin sur BFMTV-RMC.

Le Maire, trop "intelligent"?

"Mon intelligence est un obstacle", avait-il déclaré dans Le Point, le 18 février dernier. Interrogé sur cette phrase par Jean-Jacques Bourdin jeudi matin, Bruno Le Maire a précisé sa pensée. "Je considère aujourd'hui, après des années de travail politique, après avoir sillonné le pays, que c'est une erreur que de considérer que l'intelligence seule suffit à résoudre le problème des gens", a-t-il expliqué, jugeant que "c'est le coeur qui permet de comprendre les gens". 

Mais pour les convaincre, il faudra aussi défendre ses idées. Alors que la réforme du code du travail suscite de nombreux remous à gauche, le député de l'Eure a assuré qu' "en l'état, oui, je voterai ce texte".

"Il faut qu'on libère le marché du travail. Des licenciements économiques plus faciles, pourquoi pas, mais cette réforme doit être accompagnée d'autres changements", a-t-il poursuivi, citant notamment le devoir pour un employeur de proposer une formation professionnelle à ses salariés pour pouvoir lutter plus efficacement contre le chômage.

Le Maire pour démanteler la jungle de Calais

Puis, interrogé sur la tribune au vitriol publiée mardi par Martine Aubry contre Manuel Valls, accusant notamment le Premier ministre d'indécence lors de son discours de Munich, Bruno Le Maire a estimé qu'Angela Merkel avait contribué à "fragiliser l'Europe". "En prenant seule la décision d'ouvrir ses frontières, Angela Merkel a affaibli l'Europe", a-t-il soutenu.

"Ce qui protégera le mieux notre construction européenne, c'est de contrôler qui peut arriver sur le sol européen", a-t-il encore défendu. "L'Europe a construit des murs, parce qu'elle n'a pas su contrôler ses frontières. Si nous ne voulons pas construire de murs, alors nous devons contrôler qui nous acceptons sur notre territoire", a-t-il poursuivi. 

Pour Bruno Le Maire, l'accueil des réfugiés ne peut se faire sans plus de contrôle. Le député soutient d'ailleurs l'idée d'un démantèlement du camp de Calais. "Démanteler la jungle, oui, c'est une bonne politique", a assuré Bruno Le Maire, rappelant que sur place, "les gens sont excédés". "Il faut démanteler la jungle car elle est indigne et dangereuse".

S. C.