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Bruno Le Maire assure qu'il ne ralliera personne au second tour de la primaire

Bruno Le Maire lors d'un meeting le 27 septembre 2016 à Paris

Bruno Le Maire lors d'un meeting le 27 septembre 2016 à Paris - Thomas Samson - AFP

En lutte pour la troisième place, Bruno Le Maire a assuré ce dimanche qu'il ne rallierait personne au second tour de la primaire à droite. "Liberté totale", a affirmé le député LR de l'Eure.

Bruno Le Maire "ne ralliera personne" au second tour de la primaire à droite s'il n'est pas qualifié, a-t-il déclaré ce dimanche au "grand rendez-vous" Europe 1.

"Que les choses soient claires, pas de ralliement à personne, liberté totale", a affirmé le candidat, que les sondages donnent pour l'instant en lutte pour la troisième place avec François Fillon, loin derrière Alain Juppé et Nicolas Sarkozy.

"Pas de ralliement à personne"

"Je défends un projet, je défends des convictions et j'irais abandonner tout ça, j'irais abandonner des centaines de milliers et j'espère demain des millions d'électeurs? Jamais."

"Pas de ralliement à personne, de ralliement il n'en est pas question", a-t-il répété, excluant ainsi d'apporter son soutien à Nicolas Sarkozy entre les deux tours.

"Je voudrais clore ce débat une bonne fois pour toutes. Depuis 2012, je dis que le vieux système politique est mort et qu'il n'est pas bon qu'un ancien président de la République revienne parce que ça ne se passe comme ça dans aucune autre démocratie au monde."

"Je soutiendrai le vainqueur de la primaire, moi"

Parmi "les divergences de fond", qu'il a citées avec l'ancien président, il a mentionné le cumul des mandats que Nicolas Sarkozy veut rétablir, ou les liens avec l'Arabie saoudite et le Qatar que Bruno Le Maire juge "indispensable" de revoir.

"Je soutiendrai dans tous les cas de figure le vainqueur de la primaire et ce sera d'autant plus facile que ce sera moi", a-t-il déclaré. "Le vrai duel de la primaire c'est entre l'ancien régime", incarné selon lui par Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, et "le renouveau".

S'il est élu président, le député de l'Eure abrogera plusieurs réformes de la gauche. "Parmi les choses urgentes", le candidat a cité "la réforme des collèges", "le tiers payant généralisé" et la loi Duflot sur le logement". Il entend également procéder à un référendum dès juin 2017 sur le cumul des mandats et la diminution du nombre des parlementaires.

Céline Hussonnois-Alaya avec AFP