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Attentats: pour Copé, "de bonnes décisions ont été prises"

Jean-François Copé, le 24 avril 2014.

Jean-François Copé, le 24 avril 2014. - Patrick Kovarik - AFP

Jean-François Copé raconte ce samedi avoir "applaudi" le discours de François Hollande au Congrès de Versailles. Avant de nuancer: "Je considère que dire, comme l'a fait le gouvernement, 'laissons filer le déficit public pour financer notre défense' est une erreur.

Une semaine après les attaques qui ont endeuillé Paris, le député Les Républicains Jean-François Copé a apporté samedi sur son blog son soutien aux mesures post-attentats annoncées par François Hollande, mais a prôné de financer "l'effort de guerre" par une baisse des dépenses sociales notamment, au lieu d'un creusement du déficit.

"J'étais présent au Congrès de Versailles pour écouter le discours du président Hollande. Je me suis levé et j'ai applaudi (...) Il ne s'agit pas, soudainement, de souscrire à tout ce que propose François Hollande. Mais de reconnaître que de bonnes décisions ont été prises. Toute polémique est stérile", affirme le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne).

"En revanche, je considère que dire, comme l'a fait le gouvernement, 'laissons filer le déficit public pour financer notre défense' est une erreur. Augmenter la dette c'est (...) mettre en cause notre souveraineté financière, puisque la majorité de nos créanciers sont étrangers", souligne cet ancien ministre délégué du Budget.

"Il faut plus de régalien et moins de social"

Pour l'ancien président de l'UMP, en disgrâce depuis l'éclatement de l'affaire Bygmalion, "la situation dramatique que nous connaissons impose un effort budgétaire majeur en matière de sécurité". "Nous devons structurellement réorienter le budget de l'Etat vers le financement de sa mission première: assurer la protection de nos concitoyens. J'assume de dire qu'il faut plus de régalien et moins de social", développe-t-il. L'"effort de guerre" ne doit "être financé ni par le déficit, ni par les impôts, mais par plus de travail et moins de dépenses sociales (qui représentent 32% de notre PIB)", selon lui.

Jean-François Copé ne précise pas quelles dépenses devraient selon lui être prioritairement touchées par ces économies. Le gouvernement a évalué à 600 millions d'euros le coût pour 2016 des mesures pour renforcer la sécurité après les attentats du 13 novembre, confirmant "à ce stade" une "dégradation du déficit public" par rapport aux engagements pris auprès de la Commission européenne.

Le président François Hollande a annoncé lundi devant le Congrès une série de dépenses pour faire face aux risques terroristes après les attentats les plus meurtriers connus en France, disant assumer ce "surcoût" et estimant que "le pacte de sécurité l'emporte sur le pacte de stabilité" budgétaire. Paris s'est engagé à ramener le déficit public de 3,8% en 2015 à 3,3% du PIB en 2016, puis sous les 3% en 2017. Mais le Premier ministre Manuel Valls a estimé mardi que ces objectifs seraient "forcément dépassés".

la rédaction avec AFP