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Alain Juppé veut "encadrer" plutôt qu'"interdire" le regroupement familial

Alain Juppé, le maire de Bordeaux et candidat à la primaire de la droite, reçoit Ruth Elkrief ce lundi dans son QG de campagne.

Alain Juppé, le maire de Bordeaux et candidat à la primaire de la droite, reçoit Ruth Elkrief ce lundi dans son QG de campagne. - Capture d'écran BFMTV

Interviewé ce lundi par Ruth Elkrief sur BFMTV, en direct de son QG de campagne, Alain Juppé a estimé qu'interdire le regroupement familial passerait "à côté du vrai problème, l'immigration illégale".

Point trop n'en faut. C'est la ligne défendue par Alain Juppé, le candidat à la primaire de la droite, qui défend le référendum mais craint ses utilisations abusives. Après la promesse de Nicolas Sarkozy d'organiser le jour du second tour des législatives 2017 deux référendums sur l'internement administratif des fichés S et sur l'automaticité du regroupement familial, le maire de Bordeaux a remis en cause le pertinence de telles consultations sur ces sujets précis.

Interviewé par Ruth Elkrief ce lundi soir en direct de son QG de campagne, Alain Juppé a à nouveau exprimé ses doutes, après les avoir exposés dans la journée dans un article publié sur son blog, Du bon usage du référendum.

"Je vous signale qu’on va demander l’avis du peuple, par l’élection présidentielle, en juin ce sont les législatives. Le peuple va avoir la parole et c’est à l’occasion de ces scrutins qu’il va choisir l’avenir du pays", a-t-il d'abord estimé sur BFMTV.

Encadrer plutôt qu'interdire

Concernant le regroupement familial en particulier, Alain Juppé défend son encadrement, mais estime que l'interdire ne serait pas la solution. "Sur le regroupement familial, aujourd’hui nous accueillons légalement en France 200.000 personnes, le regroupement familial c’est 10.000 sur 200.000", a-t-il rappelé.

"Moi j’ai proposé qu’on exige un revenu suffisant pour les personnes qui font venir leurs familles de l’étranger, et qu’on s’assure qu’elles sont en France depuis longtemps. Donc il faut encadrer ce regroupement familial, mais l’interdire purement et simplement ça passe à côté du vrai problème", a insisté le candidat. "Le vrai problème c’est l’immigration illégale, que nous ne contrôlons pas, c’est donc la réforme profonde de Schenghen", a-t-il conclu.

Charlie Vandekerkhove