Les réalisatrices de Qui a tué François Fillon? L'enquête répondent aux internautes

fillon
 

Avant la diffusion ce lundi soir sur notre antenne du documentaire exceptionnel de BFMTV Qui a tué François Fillon? L'enquête, ses réalisatrices, les journalistes Camille Langlade et Pauline Revenaz, reviennent sur les coulisses de leur reportage, en répondant aux questions des internautes. 

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  • Pascal Mattes
    Pascal Mattes     

    Reportage incomplet, partisan, qui n’aborde absolument pas la question du rôle essentiel de la « médiasphère » et de la justice dans cette affaire Fillon : quelle est la légitimité des médias, journalistes, animateurs d’émission de radio et télévision, à mettre en place de manière uniforme et violente une pression médiatique qui détourne une élection présidentielle ? Du jamais vu ! Qui a chiffré le coût du plan de communication dont ont bénéficié les adverses de François Fillon (nombre d’heures consacrées à l’affaire Fillon multiplié par le coût d’un écran publicitaire télé ou radio) ? Aucune entreprise au monde n’a mis en œuvre un tel plan de communication ! Quant à la justice : elle s’est saisie de l’affaire 2 heures après les divulgations du Canard Enchaîné ; elle n’a pas respecté le secret de l’instruction et a même communiqué ses décisions aux journalistes d’abord, puis au conseiller de François Fillon après. Lors de la perquisition lancée au siège du parti LR, les caméras de télévision sont arrivées avant les enquêteurs !!! En mars 2017, BFMTV nous a fait part des résultats d’une enquête sur le fonctionnement de la justice en France : il s’écoule en moyenne 304 jours entre le moment où un Français fait appel à la justice et où la justice se saisit du dossier. Dans l’affaire Fillon, 2 heures !!!
    Nous savions (je savais) le 25 janvier 2017 au soir qui serait élu Président de la République le 7 mai 2017, mais cela n’inquiète personne dans ce pays ???
    Une campagne médiatique a été mise en place pour écarter François Fillon de la course à l’Élysée et le remplacer par le plan B ; or, il n’y avait pas de plan B. Aucun candidat LR n’aurait eu la capacité de passer le premier tour, même s’il avait été désigné le 26 janvier matin, car aucun ne possédait une image suffisamment forte aux yeux du public pour y parvenir. Le plan anti-Fillon n’avait qu’un seul but : éliminer le candidat de droite, pour favoriser, pour certains, Emmanuel macron, et pour d’autres, le candidat socialiste. La seule solution pour LR aurait été de communiquer rapidement sur le retrait de tout candidat LR, afin de déboucher sur un report de l’élection présidentielle (ce que François Hollande a envisagé un court instant) et permettre au parti LR de préparer un autre candidat dans de bonnes conditions.
    Par ailleurs, dans votre reportage, vous érigez Robert Bourgi en héros qui a défait François Fillon, prenant fait et parti pour sa cause en le rendant fort sympathique, lui qui a porté l’estocade finale contre un candidat qui refuse obstinément de se retire de l’élection présidentielle, contre la volonté de la « médiasphère » ! Or, Bourgi n’est qu’un conspirateur et un manipulateur qui n’a pas hésité à déstabiliser une élection présidentielle pour satisfaire son besoin de reconnaissance.
    Ce même soir, France 5 diffusait un téléfilm sur la mort de Robert Boulin. Surprenant le parallélisme entre ces 2 affaires ! Finalement, entre 1979 et 2017, la France n’a pas changé dans son mode de fonctionnement politique (le rapport à l’argent, les conspirations, la manipulation des médias, le détournement de la vérité, …). Mais au moins ce téléfilm a eu le mérite de présenter Jacques Foccart pour le personnage qu’il était réellement, ce qui n’est pas votre cas avec Robert Bourgi. L’affaire Fillon : un assassinat déguisé en suicide !

    Pourquoi la France a-t-elle tant de mal à respecter les règles démocratiques de base ? Et nous donnons des leçons aux pays africains, aux dirigeants de la Syrie ? Révisons notre histoire pour savoir où ces agissements nous mènent. À 60% d’abstention ?
    1er gagnant de cette période agitée : Emmanuel Macron, qui a bénéficié d’un double effet : campagne médiatique démesurée contre François Fillon et campagne médiatique très complaisante pour lui (4 couvertures de Paris-Match, 3 reportages au moins par semaine en janvier 2017 sur Canal+ dans l’émission « d’Aldin Raporter » : chants, tirades du Cid et autres flagorneries !). 2ème gagnant : le Canard Enchaîné, qui a su mettre en place un plan marketing « en béton », grâce à ses épisodes hebdomadaires ; même les socialistes se mettent au marketing ! C’est pas si compliqué ! Compliments aux actionnaires de ce canard, les dividendes vont être multipliés par quatre au titre de 2017 ! Et vive la France !!

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