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Les maires disent halte aux suppressions de postes dans le primaire

Les maires demandent l’arrêt des suppressions de postes dans le primaire

Les maires demandent l’arrêt des suppressions de postes dans le primaire - -

Lundi, l’association des maires de France a interpellé le ministre de l’Education, en lui demandant l’arrêt des suppressions de postes d’enseignants dans le primaire. Le président de l'association, Jacques Pelissard, député UMP du Jura, répondait au questions de Jean-Jacques Bourdin ce mercredi sur RMC.

Près de 9000 postes d’enseignants supprimés dans le primaire à la rentrée de septembre 2011 entraineraient, selon l’association des maires de France, la suppression de 1500 classes alors qu’elle estime que 4900 nouveaux élèves sont attendus pour cette même rentrée.

Jacques Pelissard, député UMP du Jura et président de l’association des maires de France veut saisir le gouvernement pour « contester la méthode d'élaboration de la carte scolaire 2011 et demander qu'une analyse objective des besoins scolaires soit effectuée préalablement à toute décision de réductions d'effectifs ».

De son point de vue, il était « nécessaire pour notre pays pour veiller à ne pas augmenter encore plus son déficit budgétaire que soit mis en place la RGPP c'est-à-dire la Révision Général des Politiques Publiques. »

Mais aujourd’hui, le député estime que cette politique, en matière d’enseignement est à revoir et qu’il faut stopper la suppression de poste dans le primaire pour ne pas « attaquer la qualité de l’enseignement. Sinon, ajoute-t-il, dans les zones rurales, dans les zones urbaines sensibles, on va avoir un taux d’encadrement qui va être délicat. Pour les primaires en particulier il n’est pas acceptable que l’on descende en dessous du seuil actuel d’emploi ».

Le président de l’association des maires de France appelle également le ministre de l’Education à « clarifier le concept d'environnement social défavorisé ouvrant droit à la scolarisation des enfants de moins de 3 ans ».

De son coté, Le ministre de l’Education, Luc Chatel, a confié, il y a quelques jours sur France Inter, son sentiment sur cette rentrée de septembre 2011. Il estime que « la rentrée se passera dans de bonnes conditions, parce que nous avons travaillé sur la base des propositions de terrain ».

Selon le ministre, il y aura « 500 000 élèves de moins à la rentrée qu'il y en avait au début des années 90, alors qu'il y a 35 000 professeurs de plus ».