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Politique

Le site de "En Marche!" de nouveau victime d'une attaque russe

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- - AFP

Le site de "En Marche!" est visé par des attaques russes, assure l'équipe d'Emmanuel Macron. Accusations démenties par le Kremlin et les sites incriminés.

Le site du parti "En Marche!" a une nouvelle fois été victime d'une attaque russe mardi, selon nos informations. Durant 9 minutes, le site a été inaccessible.

Un piratage qui survient après plusieurs attaques: selon le Canard enchaîné du 8 février, le site du parti d'Emmanuel Macron a été visé dès sa déclaration de candidature en novembre, puis de nouveau en janvier, lorsque son ascension dans les sondages s'est confirmée.

Le Kremlin dément

De son côté, le Kremlin dément s'immiscer dans la campagne d'Emmanuel Macron, et juge "absurdes" les accusations de piratage et d'ingérence dans la campagne du candidat. 

La Russie n'a pas l'intention de s'immiscer dans des processus électoraux à l'étranger, a ajouté le porte-parole de la présidence russe. "Qu'il y ait une campagne hystérique anti-Poutine dans certains pays à l'étranger est en revanche un fait évident", a poursuivi Dmitri Peskov.

Quant aux accusations de Richard Ferrand, secrétaire général d'En Marche!, qui a accusé lundi sur France 2 les sites Russia Today et Sputnik de "propagation de fausses nouvelles" y compris sur Emmanuel Macron, elles ont également été rejetées par les sites en question.

Sputnik et RT dénoncent des accusations "sans preuve"

"RT rejette catégoriquement toutes les allégations selon lesquelles notre chaîne participerait à la divulgation de fausses informations en général et concernant la personne d'Emmanuel Macron ou l'élection présidentielle à venir à France", assure RT (ex-Russia Today) dans un communiqué. RT, chaîne d'information à destination de l'étranger qui diffuse en plusieurs langues et possède également un site internet accessible en français, se dit "consterné que de telles attaques sans fondement soient lancées".

Dans un autre communiqué, le portail d'informations Sputnik, lui aussi destiné à l'international et qui a également une version en français, dénonce des accusations "sans aucune preuve".