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Le retour problématique de Brice Hortefeux au Parlement européen

Brice Hortefeux, qui a quitté le gouvernement le 27 février dernier, souhaite retrouver un siège de député européen qu'il n'a jamais officiellement occupé, posant un problème juridique à l'issue incertaine. /Photo prise le 21 janvier 2011/REUTERS/Jacky Na

Brice Hortefeux, qui a quitté le gouvernement le 27 février dernier, souhaite retrouver un siège de député européen qu'il n'a jamais officiellement occupé, posant un problème juridique à l'issue incertaine. /Photo prise le 21 janvier 2011/REUTERS/Jacky Na - -

Brice Hortefeux, qui a quitté le gouvernement le 27 février dernier, souhaite retrouver un siège de député européen qu'il n'a jamais officiellement occupé, posant un problème juridique à l'issue incertaine.

L'ancien ministre de l'Intérieur, promis à un simple poste de conseiller politique de Nicolas Sarkozy, a sondé les élus UMP à Strasbourg, dont Joseph Daul, président du groupe du Parti populaire européen, en vue d'un éventuel retour à Strasbourg, ont indiqué jeudi des sources au sein de l'UMP.

Mais, s'il a bien été député européen en juin 2009, Brice Hortefeux n'a jamais siégé pendant cette mandature et n'a pas participé à la session inaugurale du Parlement, en juillet.

Cette absence pourrait sonner le glas de ses ambitions.

Interrogée sur la question, la commission juridique du Parlement a rendu un avis qui renvoie la balle vers les juridictions françaises et l'interprétation du code électoral.

Or, ce code prévoit que le mandat d'un député européen commence lors de la première session plénière de la législature. Cet avis a été révélé par le site internet euractiv.fr et son existence a été confirmée à Strasbourg.

Un éventuel retour de l'ancien ministre au Parlement européen, où il avait été élu une première fois en 1999, ne semble guère susciter l'enthousiasme de ses collègues au vu de la discrétion qu'ils observent sur le sujet.

Certains, comme le député écologiste Daniel Cohn-Bendit, ont pour leur part critiqué cette velléité.

Mais Catherine Soullie, qui occupe depuis juillet 2009 le siège européen initialement dévolu à Brice Hortefeux a publié un communiqué pour faire part de sa "loyauté sans faille" envers l'ancien ministre, "sa famille politique et surtout la valeur de la parole donnée", et assurer qu'elle accepterait de partir quand bien même ce serait "sans doute avec regret".