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Le renoncement de Macron à sa retraite de président ne convainc pas à gauche

Le président français Emmanuel Macron le 20 novembre 2019

Le président français Emmanuel Macron le 20 novembre 2019 - Thibault Camus - POOL - AFP

En pleine crise sociale autour de la réforme des retraites, Emmanuel Macron a annoncé qu'il renoncerait à sa retraite de président de la République. "Il ne percevra pas cette retraite prévue à la fin de son mandat par la loi, car il estime que cette loi de circonstance a vocation à être normalisée", a assuré un de ses conseillers. 

Mais cette décision ne calme pas la défiance envers les projets de l'exécutif pour les retraites. "Que le président de la République, les ministres, les parlementaires soient alignés au régime général, c'est la moindre des choses", a souligné le secrétaire national du PCF et député Fabien Roussel dans l'émission Le Grand rendez-vous sur Europe 1. Au moment de partir à la retraite, il pourra donc bien se passer de cette pension "parce qu'il en aura les moyens", a-t-il critiqué.

La présidente du groupe PS à l'Assemblée nationale, Valérie Rabault, a, elle, évoqué une "drôle de façon de présenter les choses" de la part de l'Elysée: "1. Le Gouvernement veut supprimer les régimes spéciaux 2. Le régime de retraite du Président de la République est en quelque sorte un régime spécial 3. Donc y a-t-il quelque chose d'extraordinaire à s'appliquer ce qu'on préconise pour les autres ?", a-t-elle demandé sur Twitter.

L'ancienne ministre socialiste Ségolène Royal a pour sa part considéré que "la vraie question c'est de savoir s'il renonce à retourner après l'Elysée dans le monde du business mondialisé avec les énormes retraites chapeaux qui vont avec et dont les montants sont sans commune mesure..."

Emmanuel Macron, qui a fêté ses 42 ans ce samedi, a également décidé de ne pas siéger à l'avenir au Conseil constitutionnel dont les anciens présidents sont membres de droit à vie, avec une indemnité de 13.500 euros.

Ivan Valerio, avec AFP