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Le Pen soutient Hortefeux sur la polygamie, veut aller plus loin

Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a approuvé la démarche du ministre de l'Intérieur contre un homme présumé polygame, déplorant même qu'on ne puisse pas aller plus loin que la déchéance de nationalité. /Photo prise le 12 avril 2010/REUTER

Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a approuvé la démarche du ministre de l'Intérieur contre un homme présumé polygame, déplorant même qu'on ne puisse pas aller plus loin que la déchéance de nationalité. /Photo prise le 12 avril 2010/REUTER - -

PARIS - Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a approuvé la démarche du ministre de l'Intérieur contre un homme présumé polygame,...

PARIS (Reuters) - Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a approuvé la démarche du ministre de l'Intérieur contre un homme présumé polygame, déplorant même qu'on ne puisse pas aller plus loin que la déchéance de nationalité.

Lors du "Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro", il a de nouveau attaqué le principe de la double nationalité et du droit du sol et la suppression de la double peine.

"Je pense que M. Hortefeux est un homme de bonne volonté (...) parce qu'il voulait priver, ce que je trouve tout à fait normal, cet individu de sa nationalité française, mais encore l'expulser", a expliqué Jean-Marie Le Pen.

"Or, il tomberait-là sous le coup de la suppression par M. Sarkozy de la double peine. Nous sommes contraints de garder chez nous la racaille qu'on a fait condamner devant nos tribunaux correctionnels ou nos assises", a-t-il ajouté.

Selon le ministre de l'Intérieur, Liès Hebbadj, né à Alger, aurait quatre femmes et chacune bénéficierait de l'allocation de parent isolé. Des délits qui méritent la déchéance de sa nationalité, qu'il a obtenue par mariage en 1999, a écrit Brice Hortefeux vendredi dans une lettre au ministre de l'Immigration, Eric Besson.

Pour le leader frontiste, il faut revoir "très largement" le droit de la nationalité en France.

"Il serait bon qu'il y ait une garantie donnée à la France que les gens qui sont ainsi naturalisés ne se conduisent pas seulement comme des citoyens de papier mais de coeur, qui respectent la loi", a réclamé Jean-Marie Le Pen.

A ses yeux, c'est l'abus présumé d'allocations familiales qui est le plus "scandaleux" dans le cas de Liès Hebbadj.

"Les caisses sociales françaises sont pillées littéralement par des milliers, des dizaines de milliers de gens qui profitent indûment de nos législations", a estimé le leader frontiste.

"Quand c'est le fruit d'une espèce de petit complot familial, je trouve cela scandaleux", a-t-il martelé.

Laure Bretton, édité par Clément Guillou