BFMTV

Le Parlement devient un "démagodrome" des oppositions, déplore Gabriel Attal

Gabriel Attal le 31 mars 2021 à l'Elysée

Gabriel Attal le 31 mars 2021 à l'Elysée - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Au lendemain d’un boycott massif de la droite et de la gauche sur les restrictions anti-Covid annoncées la veille par Emmanuel Macron, le porte-parole du gouvernement fustige les oppositions.

"Les oppositions veulent transformer le Parlement en 'démagodrome' géant", accuse le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal ce vendredi, au lendemain d'un boycott massif de la droite et de la gauche sur les restrictions anti-Covid annoncées la veille par Emmanuel Macron.

"On sait pourquoi ils ont préféré fuir le vote: ils sont totalement divisés au sein de leur groupe sur les positions à tenir vis-à-vis de nos décisions. Ces derniers mois, on a vu au sein de mêmes familles politiques certains dire 'il faut tout ouvrir' et d'autres 'il faut tout fermer'", affirme Gabriel Attal dans un entretien au Figaro.

"Au moment du vote, c'est la grande évasion"

"Rien, dans les textes, ne nous oblige à débattre de notre stratégie avec les parlementaires, mais on le fait toujours car on estime que c'est nécessaire", souligne le représentant du gouvernement, en rappelant la mise en place d'un "comité de liaison" avec les groupes parlementaires.

Mais, déplore-t-il, "dans ces consultations, les oppositions jouent souvent au roi du silence. Puis, au moment du vote, c'est la grande évasion".

"Les oppositions organisent elles-mêmes leur effacement, en donnant ces dernières semaines le sentiment que les scientifiques sur les plateaux télé sont les seuls interlocuteurs du gouvernement dans la gestion de crise. Cela interpelle", ajoute le porte-parole.

Il estime que les associations d'élus locaux, reçues à Matignon vendredi après-midi, c'est "le jour et la nuit avec les oppositions parlementaires". Elles "nous ont fait remonter des demandes concrètes et utiles".

Gabriel Attal se défend de tout "couac" du gouvernement sur les nouvelles mesures, mais assume un "moment de réglage", comme sur les assistantes maternelles, finalement autorisées à garder les enfants. Il refuse cependant de comparer cet épisode "au pataquès de l'attestation il y a quinze jours".

Cy.C avec AFP