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Le Maire sur les frappes: "La France est à la traîne derrière les Etats-Unis"

Bruno Le Maire est candidat à la présidence de l'UMP, face, entre autres, à Nicolas Sarkozy

Bruno Le Maire est candidat à la présidence de l'UMP, face, entre autres, à Nicolas Sarkozy - BFMTV

Bruno Le Maire était mercredi matin l'invité de BFMTV et RMC. Le député UMP a répondu aux questions de Jean-Jacques Bourdin.

Invité mercredi matin sur BFMTV et RMC, Bruno Le Maire a d'abord livré sa position sur l'intervention française en Irak. Le député de l'Eure, candidat à la présidence de l'UMP, "regrette qu'on n'ait toujours pas de stratégie claire de la part de François Hollande sur la manière dont on met fin à la menace islamiste. Les bombardements sont utiles", poursuit Bruno Le Maire, "mais je ne donne pas de blanc-seing. Je ne vois pas pourquoi systématiquement on est à la traîne derrière les Etats-Unis. Et quelle est la stratégie de long terme? Enfin troisième question: avec quels moyens intervenir? On voit bien que le Budget de la Défense est fragile".

Les armes ne régleront pas le problème

L'intervention française en Irak donnera lieu ce mercredi à un débat à l'Assemblée, mais sans vote. "Je serais tout à fait favorable à ce que les parlementaires puissent voter sur l'utilisation des armes", affirme Bruno Le Maire. "Mais la réponse militaire ne sera jamais la réponse de long terme au problème terroriste".

Un côté "Pieds Nickelés"

Sur le cafouillage qui a entouré le retour de 3 jihadistes présumés, le député de l'Eure y voit "un côté 'Pieds Nickelés'. J'espère qu'il y aura une enquête de l'Inspection générale de la police nationale, mais je voudrais qu'on rende hommage aux services de police et de renseignement".

"Je veux des primaires ouvertes" pour 2017

Candidat à la présidence de l'UMP, Bruno Le Maire veut croire fermement à sa victoire face à Nicolas Sarkozy, le 29 novembre prochain. "Si je suis élu président de l'UMP, je veux des primaires (pour 2017, Ndlr) ouvertes, transparentes, ça veut dire sans aucune tricherie, irréprochables, qui auraient lieu à l'automne 2016, c'est la garantie formelle que je donne à Alain Juppé, à François Fillon, à Xavier Bertrand, qui sont aujourd'hui candidats à ces primaires".

Alexandre Le Mer