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Le maire qui a giflé un ado n’a pas de regret

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Maurice Boisart, le maire qui avait giflé un ado en train d'escalader un grillage municipal, a décidé de faire appel de sa condamnation à 1.000 euros d'amende avec sursis. Il vient de recevoir le soutien de l'Association des maires de France, et dit avoir «perdu son honneur».

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Condamné vendredi dernier par le tribunal correctionnel d'Avesnes-sur-Helpe (Nord) pour avoir giflé un adolescent, le maire de Cousolre (Nord) a décidé de faire appel. Le tribunal l’a condamné à payer 1.000 euros d’amende avec sursis, et à verser 250 euros de dommages et intérêts. Il doit également régler les frais de justice de la partie adverse. Maurice Boisart, 62 ans, avait giflé un adolescent de 16 ans, le 24 août 2010, alors que ce dernier escaladait un grillage pour récupérer un ballon tombé dans un terrain communal. Selon le maire, qui avait déjà été confronté à lui à plusieurs reprises, le jeune homme aurait proféré des menaces de mort après l'avoir insulté.

« C’est comme si en tant que maire j’étais plus coupable que les autres »

« J’estime que j’étais dans mon droit et que le jugement ne correspond pas à la réalité des faits » explique sur RMC Maurice Boisart. « D'après le juge ce n'est pas parce qu’on m’a insulté et menacé de mort que je devais agir ainsi. C'est comme si en tant que 1er magistrat, j’étais encore plus coupable que les autres. Le statut d'élu ne nous protége pas, mais au contraire nous rend encore plus vulnérable aux insultes et aux agressions. (…) Dans cette affaire j’ai perdu mon honneur ».

« Personne ne peut tolérer ce genre de chose »

« Si c’était à refaire ? Vu les conséquences aujourd’hui je laisserais sûrement mes mains dans les poches. Mais personne ne peut tolérer ce genre de choses. D’autres maires m’ont rapporté des cas similaires où les adolescents giflés en ont reçu une deuxième de leurs parents avant de venir s’excuser ensuite ».

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La Rédaction