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Le gouvernement allongera le congé paternité, affirme Schiappa

Marlène Schiappa à l'Assemblée nationale, le 10 septembre 2019

Marlène Schiappa à l'Assemblée nationale, le 10 septembre 2019 - Eric Feferberg

Interrogée par une députée LaREM lors de la séance de questions d'actualité, la secrétaire d'État a affirmé que cet allongement serait mis en place et que le gouvernement y travaillait.

Le gouvernement allongera-t-il le congé paternité d'ici la fin du quinquennat? C'est ce à quoi s'est engagée ce mardi devant l'Assemblée nationale Marlène Schiappa, réaffirmant son soutien à une demande féministe de longue date, portée par de plus en plus d'hommes.

"Oui, je vous le dis, le gouvernement d'Édouard Philippe allongera le congé paternité", a déclaré la secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, interrogée sur ce sujet par une députée de la majorité lors de la séance des questions au gouvernement. En citant le nom du Premier ministre, Marlène Schiappa laisse ainsi entendre que la réforme sera mise en œuvre avant la fin de son bail à Matignon.

La durée d'un mois évoquée

Selon la secrétaire d'État, qui n'a toutefois pas précisé la nouvelle durée envisagée pour ce congé, ni le calendrier, "l'ensemble des membres du gouvernement y travaillent collectivement".

"Cette volonté est partagée par de nombreux membres du Parlement, sur différents bancs", a-t-elle poursuivi, estimant que cette mesure s'inscrirait dans "la droite continuité de la grande cause du quinquennat pour l'égalité entre les femmes et les hommes".

Le week-end dernier, à l'occasion de la fête des pères, plusieurs membres du gouvernement se sont dits favorables à une inscription dans la loi d'un allongement du congé paternité, évoquant de le porter à un mois.

Pris par sept pères sur dix

Actuellement, sept pères sur dix prennent ce congé "de paternité et d'accueil du jeune enfant", d'une durée de 11 jours consécutifs pour une naissance simple et 18 jours pour une naissance multiple.

Instauré en 2002, ce dispositif optionnel, indemnisé par l'Assurance maladie en fonction du salaire, vient compléter le congé de naissance obligatoire de trois jours, à la charge de l'employeur. Plusieurs pétitions et tribunes ont réclamé ces derniers années une révision du congé paternité, jugé "trop court pour être efficace".

JP avec AFP