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"La trajectoire carbone nous allons la tenir" annonce Edouard Philippe

Le Premier ministre Edouard Philippe au journal de 20h de France 2,  le 18 novembre 2018

Le Premier ministre Edouard Philippe au journal de 20h de France 2, le 18 novembre 2018 - Capture d'écran France 2

Edouard Philippe assure avoir entendu "la souffrance" des gilets jaunes, mais reste inflexible sur la hausse du prix du carburant.

Interrogé sur les revendications des gilets jaunes, qui réclament notamment la baisse du prix du carburant, le Premier ministre s'est voulu ferme: "La trajectoire carbone que nous avons fixée nous allons la tenir" a-t-il déclaré au journal de 20h de France 2. 

"On a entendu au cours de ces manifestations de la colère mais aussi de la souffrance" a continué le Premier ministre. Il reconnait qu'une partie de la population française se sent "déclassée" voire "abandonnée" par les pouvoirs publics. Mais face à ce qu'Edouard Philippe qualifie de "ras-le-bol fiscal", le gouvernement restera donc inflexible.

"Le cap est bon" et "nous allons le tenir" a-t-il assuré, ajoutant, que le gouvernement voulait "faire en sorte que la fiscalité pèse plus sur le carbone, la pollution, que le travail." 

Edouard Philippe a tenté de rassurer les gilets jaunes, qui se sont de nouveau mobilisés dimanche, avec 40.000 manifestants dans toute la France. Le Premier ministre a rappelé qu'en parallèle de cette hausse du prix du carburant, les politiques enclenchées sous sa mandature devaient, à terme, baisser les taxes. Il a aussi insisté sur le fait que la transition écologique du pays ne pouvait "être réussie que si nous accompagnions effectivement, pratiquement les Français. C’est ce que nous allons faire".

"La liberté de manifester est garantie, pas l'anarchie"

Le Premier ministre est aussi revenu sur les faits de violence qui ont émaillé les manifestations de samedi. Dimanche, le ministère de l'Intérieur recensait notamment 409 blessés, dont 14 graves. "On a vu des scènes qui relevaient de la violence" lors des blocages des gilets jaunes, a noté le Premier ministre, qui a rappelé qu'en France "la liberté de manifester est garantie, mais ce n'est pas l'anarchie".

Il est également revenu sur la mort d'une manifestante en Savoie, percutée par une voiture. Alors que certains opposants politiques pointent du doigt la responsabilité d'Edouard Philippe dans ce décès, il a déclaré que "ceux qui ont voulu utiliser le décès dramatique de cette manifestante en Savoie ont eu véritablement un comportement indécent".

Sa. V