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La réforme fiscale devra être complétée après 2012, dit Baroin

La réforme de la fiscalité portera cette année sur le bouclier fiscal et l'Impôt de solidarité sur la fortune mais une autre devra être menée après l'élection présidentielle de 2012, prévient le ministre du Budget François Baroin. /Photo d'archives/REUTER

La réforme de la fiscalité portera cette année sur le bouclier fiscal et l'Impôt de solidarité sur la fortune mais une autre devra être menée après l'élection présidentielle de 2012, prévient le ministre du Budget François Baroin. /Photo d'archives/REUTER - -

PARIS (Reuters) - La réforme de la fiscalité portera cette année sur le bouclier fiscal et l'ISF mais une autre devra être menée après l'élection...

PARIS (Reuters) - La réforme de la fiscalité portera cette année sur le bouclier fiscal et l'ISF mais une autre devra être menée après l'élection présidentielle de 2012, a déclaré jeudi le ministre du Budget, François Baroin.

"Le périmètre est assez strict, ce ne sera pas le 'grand soir' : on ne va pas parler de la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG, on ne parlera pas de la retenue à la source", a-t-il dit sur Canal Plus.

"Ce sera une étape constitutive", a-t-il ajouté. "Il faudra lire politiquement dans cette réforme ce qui devra être à l'évidence plus tard une réforme plus large après les présidentielles."

"On a une problématique importante sur les niches fiscales et sociales (...), on a une problématique sur la retenue à la source (...), on a une problématique sur le caractère proportionnel ou progressif des impôts; tout ça, c'est devant nous, nous ne traiterons pas ça en juin", a-t-il poursuivi.

Le ministre du Budget a dit viser une réforme juste et qui n'altère pas la compétitivité des entreprises installées en France.

La ministre des Finances, Christine Lagarde, s'est prononcée lundi pour une réforme de l'impôt sur les sociétés (IS), mais pas dès cette année.

Elle a ainsi regretté que l'assiette de cet impôt soit rongée par les niches fiscales alors que son taux théorique, plus élevé qu'ailleurs, rend la France peu attractive.

Jean-Baptiste Vey, édité par Marc Angrand