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La moitié des Français considère que les élites sont corrompues

Un Français sur deux considère que ceux qui ont du pouvoir sont corrompus (photo d'illustration)

Un Français sur deux considère que ceux qui ont du pouvoir sont corrompus (photo d'illustration) - Philippe Desmazes - AFP

Cela confirme la méfiance des Français vis-à-vis de la classe politique et des sphères de pouvoir en général. Selon un sondage, la moitié de la population considère que les élites sont corrompues.

C'est un chiffre inquiétant. Plus d'un Français sur deux considère que les élites sont corrompues. Dans le détail, 54% de la population estime que "les personnes exerçant des responsabilités importantes ou ayant du pouvoir sont pour une grande partie d'entre elles corrompues", selon un sondage Harris Interactive publié ce jeudi.

Les plus corrompus: les politiques

Pour 40% des personnes interrogées, seule "une petite partie d'entre elles" est corrompue. Et seulement 6% considèrent qu'elles ne le sont pas.

Les politiques comptent parmi les catégories les plus concernées, selon cette enquête pour l'association Transparency international France et le cabinet Tilder. En tête des responsables jugés les plus corrompus figurent les parlementaires français, les députés européens et "le pouvoir exécutif national". Huit Français sur dix considèrent que les députés et sénateurs sont corrompus. 

"Ce que les Français reprochent c'est l'opacité, analyse pour BFMTV Daniel Lebègue, président de Transparency International. On ne sait pas très bien comment l'argent, et l'argent public en particulier, est employé au niveau des parlementaires, des élus locaux."

Contrôler le financement 

Pour lutter contre "la corruption de la vie politique", les personnes interrogées pensent à 84% qu'il serait positif de "favoriser le renouvellement des responsables politiques" en limitant les mandats dans le temps et interdisant le cumul des responsabilités.

Une large majorité estime également efficace de limiter et contrôler plus strictement le financement de la vie politique. Un encadrement plus strict du lobbying, un renforcement de l'indépendance de la justice et un contrôle de la situation fiscale des ministres et des hauts fonctionnaires sont également plébiscités.

Céline Hussonnois-Alaya avec AFP