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La mairie de Marseille renonce à l'ouverture d'une salle de shoot "pour l'instant"

Jean-Claude Gaudin lors d'une conférence de presse ce jeudi 8 novembre à Marseille.

Jean-Claude Gaudin lors d'une conférence de presse ce jeudi 8 novembre à Marseille. - GERARD JULIEN / AFP

Marseille devait être la troisième ville à accueillir une salle de shoot après Paris et Strasbourg, mais le maire, Jean-Claude Gaudin a rejeté l'idée, "pour l'instant" estimant que le projet n'était pas tout à fait prêt".

Le maire LR de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a exclu "pour l'instant" toute ouverture de salle de consommation de drogue à moindre risque, ou "salle de shoot", estimant lundi que le projet, contesté, n'était "pas tout à fait prêt".

En avril, l'adjoint à la Santé Patrick Padovani avait indiqué que Marseille s'apprêtait à devenir la troisième ville de France, après Paris et Strasbourg, à envisager l'ouverture d'une telle salle.

"Il faut poursuivre les discussions"

Mais à l'approche des municipales, des élus, y compris de la majorité de Jean-Claude Gaudin, qui ne se représente pas, ont manifesté leurs réticences, craignant notamment des troubles de voisinage.

"Pour l'instant, la décision c'est qu'on n'ouvre rien. C'est clair, net et précis", a déclaré le maire de Marseille interpellé sur le sujet, notamment par EELV, favorable à l'idée.

"Il faut poursuivre les discussions", a ajouté Jean-Claude Gaudin, qui estime qu'une salle de shoot ne pourrait voir le jour qu'à l'intérieur d'un hôpital et sous contrôle de médecins.

La loi Santé de décembre 2015 a autorisé l'expérimentation des SCMR pendant une période de six ans, à partir de l'ouverture de la première salle française. Deux salles ont ouvert à l'automne 2016, à Paris, dans le quartier de la gare du Nord, puis à Strasbourg. 

Aude Solente avec AFP