BFMTV

L'UMP favorable à un vote à deux tours "sec" aux territoriales

L'UMP souhaite un vote majoritaire à deux tours et sans triangulaire pour l'élection des futurs conseillers territoriaux et va réfléchir à une éventuelle extension de ce mode de scrutin aux autres élections, annonce son porte-parole, Frédéric Lefebvre. /P

L'UMP souhaite un vote majoritaire à deux tours et sans triangulaire pour l'élection des futurs conseillers territoriaux et va réfléchir à une éventuelle extension de ce mode de scrutin aux autres élections, annonce son porte-parole, Frédéric Lefebvre. /P - -

PARIS - L'UMP souhaite un vote majoritaire à deux tours et sans triangulaire pour l'élection des futurs conseillers territoriaux et va réfléchir à...

PARIS (Reuters) - L'UMP souhaite un vote majoritaire à deux tours et sans triangulaire pour l'élection des futurs conseillers territoriaux et va réfléchir à une éventuelle extension de ce mode de scrutin aux autres élections, a annoncé son porte-parole.

Réuni mercredi soir, le bureau politique de la formation de Nicolas Sarkozy a dégagé une "large adhésion en faveur du scrutin majoritaire à deux tours secs" pour les territoriales et le proposera lors des consultations menées par le Premier ministre, François Fillon, a indiqué Frédéric Lefebvre.

L'UMP souhaite en outre que les candidats suppléants soient de sexe opposé aux titulaires et que le choix de ce mode de scrutin s'accompagne "d'une réflexion sur d'éventuelles sanctions en termes de parité", a-t-il dit à la presse.

Le bureau politique du parti a chargé d'autre part son vice-président, Jean-Claude Gaudin, et le député Eric Ciotti de réfléchir à la question de savoir "s'il y a ou non nécessité d'une harmonisation (du mode de scrutin) entre toutes les différentes autres élections".

L'idée est qu'ils rendent les conclusions de leur mission sans trop tarder, "dans six semaines, deux mois", a encore indiqué Frédéric Lefebvre.

Le projet de réforme des collectivités territoriales prévoyait à l'origine un scrutin uninominal à un tour, avec une petite dose de proportionnelle, pour l'élection des futurs conseillers territoriaux qui se substitueront aux conseillers régionaux et généraux.

RETOUR DE FLAMME

Ce mode de scrutin inédit en France a suscité de nombreuses critiques, qui se sont accentuées à droite après l'échec de l'UMP et ses alliés aux élections régionales de mars.

Le gouvernement a indiqué depuis qu'il était ouvert à un changement et va consulter à ces fins les partis politiques.

Mais il s'est opposé jusqu'ici à toute idée de modification dans le même sens des autres scrutins, à commencer par les législatives, un sujet qui l'oppose au groupe UMP de l'Assemblée nationale présidé par Jean-François Copé.

Ce dernier soutient une proposition déposée par Eric Ciotti visant à interdire les triangulaires au second tour des élections en stipulant que seuls les deux candidats arrivés en tête au premier pourraient se présenter au second, alors que tout candidat ayant recueilli 12,5% des inscrits peut aujourd'hui se maintenir aux législatives (10% pour les régionales).

Le Front national, à l'origine de triangulaires qui ont coûté plusieurs régions à l'UMP en mars, a vite fait de voir dans ce projet une arme dirigée contre lui, sa dirigeante, Marine Le Pen, dénonçant une "dérive totalitaire".

Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a souligné mercredi qu'il n'avait "pas prévu de modifier le mode de scrutin sur d'autres élections que celle du conseiller territorial".

Intervenant mardi devant le groupe UMP de l'Assemblée nationale, François Fillon avait mis en garde les élus contre les risques de "retour de flamme sur les modes de scrutin".

"L'opinion risque de comprendre que nous cherchons à nous protéger des résultats des élections régionales", a-t-il averti.

Yann Le Guernigou, édité par Jean-Loup Fiévet