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L'incendie de Notre-Dame, un attentat? "J'ai simplement posé une question", se défend Dupont-Aignan

Invité de notre antenne, le président de Debout la France a estimé normal de vouloir déterminer l'origine de l'incendie de Notre-Dame, fustigeant le "déni" affiché par certains responsables.

"On vit dans un pays de fous." C'est la première réaction exprimée par Nicolas Dupont-Aignan, deux jours après avoir suscité la polémique en s'interrogeant sur les causes de l'incendie de Notre-Dame. Invité ce jeudi de notre antenne, le président de Debout la France se demande ce qu'il a "dit de mal".

"J'étais le premier à suspendre ma campagne. (...) J'ai simplement, le matin, posé une question. (...) Est-ce qu'on n'a pas le droit de savoir, quand même, au XXIe siècle, dans une démocratie, (...) de dire, 'on veut savoir ce qu'il s'est passé'?", s'est-il demandé. 

"J'étais très surpris"

Et le candidat aux élections européennes d'évoquer, une fois de plus, la possibilité que l'incendie ait été déclenché par un "accident", une "malveillance" ou un "attentat". "Je n'ai pas le droit de dire ça? Mais on vit où? À quoi on sert?", s'est-il alarmé, faisant le lien avec l'état "déplorable" dans lequel sont des "milliers de monuments" en France. "On est dans un pays où on n'a plus le droit de poser une question", estime celui qui dit vouloir combattre le "déni" que cultiveraient nos dirigeants.

Confronté aux réactions indignées de certains responsables politiques comme François Bayrou ou François-Xavier Bellamy, Nicolas Dupont-Aignan a dit ne rien y comprendre. 

"Je ne vois pas en quoi le fait de poser une question pose problème. (...) Comme tous les Français, j'étais très surpris de cette précipitation du procureur de la République à dire 'c'est un accident, c'est un accident', et dans la même phrase, dix secondes après, à dire 'l'enquête sera longue et difficile'", affirme-t-il.

Voici ce que déclarait le procureur Rémy Heitz mardi matin: "Rien, aujourd'hui, ne va dans le sens d'un acte volontaire. Si c'est la brigade criminelle qui a été saisie, c'est que cette brigade a (...) non seulement les moyens techniques, mais humains, pour conduire ces investigations, qui seront (...) nécessairement longues et complexes."

Jules Pecnard