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Juppé répond aux policiers à la sortie du second débat

Alain Juppé a été interpellé par une policière, devant la salle Wagram, à la sortie du 2nd débat de la primaire de la droite.

Alain Juppé a été interpellé par une policière, devant la salle Wagram, à la sortie du 2nd débat de la primaire de la droite. - Capture d'écran BFMTV

Alain Juppé a été apostrophé par une policière devant la salle Wagram, à la sortie du deuxième débat de la primaire de la droite. Il a dit comprendre "l'exaspération" des policiers et a proposé de les recevoir.

Ils ne désarment pas après les annonces du gouvernement la semaine dernière. La grogne des policiers, qui manifestent quotidiennement depuis le 17 octobre, ne s'est pas éteinte et s'est même invitée ce jeudi soir devant la salle Wagram, où se tenait le second débat de la primaire de la droite. Apostrophé par une policière à la sortie, le favori des sondages Alain Juppé a dit comprendre "la colère" et "l'exaspération" des forces de l'ordre et a proposé de les recevoir pour évoquer le sujet. 

"On a l'impression que le gouvernement ne veut pas nous entendre. On souhaiterait échanger avec vous, avoir un vrai dialogue. On pense que le problème va être reporté", a dit une policière au maire Les Républicains de Bordeaux. "Je comprends parfaitement votre colère, votre exaspération", lui a-t-il assuré. "Il ne faut pas se désespérer. Il faut se battre. Et je sais que les policiers ne se désespèrent pas".

"Vous avez le droit au soutien des pouvoirs publics et vous ne l'avez pas suffisamment aujourd'hui, on l'a évoqué tout à l'heure à l'antenne. Notamment sur une question comme la légitime défense, qui est quand même absolument essentielle. Il faut qu'on vous permette de vous défendre dans de bonnes conditions, et puis il y a beaucoup d'autres choses à regarder. Ca va être un peu difficile ce soir... Mais venez me voir !," a poursuivi l'ex-Premier ministre.

Et alors que la fonctionnaire proposait à celui qui pourrait être désigné candidat de la droite pour la présidentielle de lui présenter "un Grenelle de la sécurité", celui-ci a répondu: "L'idée me parait intéressante."

"Est-ce qu'on peut en parler? Est-ce qu'on peut se voir", a proposé Alain Juppé, avant de demander à son interlocutrice ses coordonnées. 

V.R.