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Journaliste de "L'Union" agressé: l'Élysée dit vouloir que les auteurs soient "interpellés au plus vite"

Le palais de l'Élysée

Le palais de l'Élysée - Eric Feferberg - AFP

Le photographe a été grièvement blessé dans le cadre de son travail samedi.

L'Élysée a affirmé dimanche à l'AFP souhaiter que les auteurs de l'agression du photo-reporter grièvement blessé à Reims soient "interpellés au plus vite".

"L'Élysée a appelé la rédaction de L'Union, suite à l'agression hier à Reims d'un photographe de la rédaction, pour exprimer son émotion et sa sympathie, et son souhait de voir les auteurs de l'agression interpellés au plus vite", a indiqué la présidence.

"Bien que son état de santé soit toujours très préoccupant, il est, ce dimanche matin, stable", écrit L'Union au sujet de Christian Lantenois. Le photographe est actuellement pris en charge au CHU de Reims.

Enquête ouverte

Son agression a suscité une vive indignation, notamment dans le monde politique, et le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a affirmé samedi dans un tweet que la police nationale était "pleinement mobilisée pour identifier et interpeller les auteurs".

Ce photo-reporter de 65 ans du quotidien régional L'Union a été grièvement blessé samedi à Reims, alors qu'il couvrait des regroupements de jeunes dans le quartier prioritaire Croix Rouge.

Il a été agressé "dans des circonstances encore indéterminées, mais de manière volontaire. J'ai donc ouvert une enquête pour tentative de meurtre, confiée à la sûreté départementale", a indiqué à l'AFP samedi le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette.

Le journaliste "a été retrouvé au sol, aux alentours de 15h30 dans le quartier Croix Rouge (...). Les forces de l'ordre étaient sur place, avaient identifié des mouvements de jeunes, dont certains portaient des battes de base-ball, et des renforts avaient été appelés" pour sécuriser le quartier, a déclaré à l'AFP le préfet de la Marne Pierre N'Gahane.

C.M. avec AFP