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JF. Kahn : « Les alliances ? Je m'en fous complètement ! »

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A un mois des Européennes, Jean-François Kahn, candidat du Modem dans l'Est rejette l'idée d'une alliance avec le PS et revient sur les projets présentés à ces élections.

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A un mois de l'élection des députés européens, François Rebsamen, sénateur-maire socialiste de Dijon propose un « contrat de gouvernement » au parti de François Bayrou après les Européennes. Jean-François Kahn, candidat du Modem dans la région grand Est pour ces élections ne mâche pas ses mots à ce sujet : « Je m'en fous complètement. Ça ne m'intéresse absolument pas. Pourquoi ? Parce que d'abord c'est une élection européenne, c'est pas un problème d'alliance. On est confrontés à une crise économique, sociale, culturelle, et le problème c'est : que faire, comment s'en sortir ? Et là, pour une fois, on a une élection où on peut confronter des projets. Qu'est-ce que j'en ai à faire des alliances, avec qui, comment... Sortons de ça ! »

« Que les gens choisissent un projet ! »

Balayant l'idée d'une alliance avec le PS, Jean-François Kahn rappelle que dans ces élections européennes, « l'important c'est le projet. Il y a en 4 ou 5, poursuit-il. Celui de la droite de Barroso consiste à dire en gros : il faut sauver le système, la société telle qu'elle est, en rafistolant avec des rustines. Peut-être qu'ils ont raison, peut-être qu'en effet la société est bonne comme elle est, qu'il faut la rafistoler un peu. Il y a ceux qui, avec Besancenot, disent : faut tout foutre en l'air. Mais on ne sait pas par quoi ils vont remplacer ça. Il y en a d'autres qui disent : faut plus mettre l'argent au centre, faut remettre l'Etat au centre. Très bien. C'est pas mon point de vue. Et puis, il y a les socialistes qui disent en gros : c'est pas un problème de société, faut pas changer la société, mais foutre en l'air le gouvernement et nous mettre à la place. Nous, nous disons qu'il faut penser, construire une nouvelle société, une alternative de société qui remet, non pas l'Etat, ni l'argent et le profit au centre, mais l'homme. Que les gens choisissent entre toutes ces options. C'est pas un problème d'alliance, ils ont la possibilité pour une fois de choisir un projet. »

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La rédaction-Bourdin & Co