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Jean-Noël Guérini lance "Force 13", son parti anti-PS

Le président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini

Le président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini - AFP

CAFE POLITIQUE - Pour contrer le Parti socialiste dans son département, le président du Conseil général, dont le nom est cité dans plusieurs affaires en cours, lance sa formation politique.

Jean-Noël Guérini reste un poil à gratter pour le parti socialiste dans les Bouches-du-Rhône. Après avoir quitté de sa propre action un parti qui tardait à l'exclure, le président du conseil général, réélu sénateur en septembre dernier contre le PS, qui n'a conservé que le siège de Samia Ghali, a décidé de lancer son propre courant politique, qui existait déjà comme une association: Force 13.

L'objectif de cette future formation politique est, pour Jean-Noël Guérini, d'être en ordre de marche en vue des élections départementales qui se tiendront en 2015 et ainsi couper l'herbe sous le pied de la liste menée par le PS. Selon Le Parisien, Jean-Noël Guérini a même sommé les membres de sa majorité de choisir leur camp.

Guérini suivi par 22 conseillers généraux sur 29

Avec succès puisque 22 conseillers généraux sur 29 se sont d'ores et déjà déclarés favorables à une large alliance des courants de gauche. Et ce, bien que la fédération PS des Bouches-du-Rhône assure que "Guérini ne pourra pas être leur candidat". "Le PS ne peut s'en sortir qu'en procédant au nettoyage du guérinisme, estime dans les colonnes du quotidien Fatima Orsatelli, membre du Renouveau PS 13. 

"Association de malfaiteurs" et "détournements de fonds publics"

A l'heure de quitter le PS, Jean-Noël Guérini dénonçait des "attaques socialistes" qui n'ont eu "de cesse de [le] déshonorer depuis maintenant quatre ans en distillant des contre-vérités". Son exclusion était réclamée par plusieurs responsables locaux, parmi lesquels le candidat malheureux à la mairie de Marseille Patrick Mennucci. 

Jean-Noël Guérini a été notamment mis en examen en septembre 2011 pour "association de malfaiteurs", en compagnie de son frère Alexandre, et risque un an d'inéligibilité pour "détournement de fonds publics". Une information judiciaire avait été ouverte contre X, liée aux indemnités de 22.000 euros perçues par un ancien collaborateur au printemps 2011 lors de son licenciement après neuf années passées au cabinet du président du Conseil général.

S.A.