BFMTV

Jean-Michel Fauvergue veut voir cesser "la banalisation" des violences contre les policiers

Jean-Michel Fauvergue, ancien patron du RAID et désormais député LREM élu en Seine-et-Marne, était sur notre plateau ce mardi soir. Après l'agression de deux policiers à Champigny-sur-Marne lors du nouvel an, il a appelé à ne pas banaliser les violences contre les forces de l'ordre et a évoqué la simplification de la procédure pénale.

Aujourd'hui député de Seine-et-Marne, Jean-Michel Fauvergue, l'ancien patron du RAID, unité d'élite de la police nationale, est intervenu ce mardi soir sur notre plateau pour réagir à l'agression de deux policiers lors du nouvel an à Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne. Membre de la majorité, il a commencé par louer "l'engagement du président de la République et du Premier ministre" puis a lancé:

"Il faut arrêter la banalisation, on parle de 500 faits par mois. Ce n’est pas anodin de frapper les forces de l’ordre qui viennent rétablir la sécurité. Il faut faire en sorte que chaque fait de ce type soit relevé, qu’on s’y oppose fermement et que ce soit suivi de condamnations."

Proximité et fermeté

Jean-Michel Fauvergue a reconnu que, dans certains cas, le lien entre les forces de l'ordre et les citoyens était devenu très problématique voire semblait brisé, mais a rappelé que cette observation n'empêchait pas la fermeté:

"Je peux l’entendre mais la réponse s’appelle la police de sécurité du quotidien qui va être mise en place. Le lien avec la police nationale s’est distendu. Il faut de la proximité. Mais il faut aussi avoir la fermeté nécessaire sur des affaires de ce type, il faut y répondre totalement du début à la fin, et faire en sorte que les policiers et gendarmes soient mieux protégés."

Il a ensuite abordé le chapitre de la simplification de la procédure pénale: "Les enquêtes sont d’autant plus compliquées que la procédure pénale est compliquée. Il y aura un grand chantier sur la simplification de la procédure pénale à la rentrée, comment aller plus vite, comment avoir une procédure moins lourde, comment travailler mieux dans ce domaine-là". "Ensuite, quand on a arrêté les auteurs, comment faire en sorte qu’ils soient condamnés à la juste proportion de leurs actes, ce qui n’est pas le cas pour l’instant", a-t-il encore noté. 

Robin Verner