BFMTV

Jean-Luc Mélenchon plaide pour acheter des vaccins à la Russie, Cuba ou la Chine

Le président du groupe parlementaire La France Insoumise Jean-Luc Melenchon à l'Assemblée nationale à Paris, le 24 novembre 2020. (Photo d'illustration)

Le président du groupe parlementaire La France Insoumise Jean-Luc Melenchon à l'Assemblée nationale à Paris, le 24 novembre 2020. (Photo d'illustration) - Anne-Christine POUJOULAT © 2019 AFP

Le chef de file des Insoumis critique l'exécutif suite à la lenteur de la vaccination contre le Covid-19 en France, et déroule sa propre vision de la stratégie vaccinale à adopter.

Le chef des Insoumis et candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a estimé ce lundi que la France devait favoriser "les vaccins de type traditionnel", donc acheter "aux pays qui en produisent (Russie, Cuba, Chine)" et non se reposer sur le vaccin Pfizer-BioNTech actuellement utilisé.

Dans son billet publié sur les réseaux sociaux, le président du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale pilonne, comme le reste de l'opposition, l'exécutif pour les lenteurs de la vaccination contre le Covid-19.

"Il n'est pas admissible de forcer le choix des gens"

Mais il déroule aussi sa propre vision de la stratégie vaccinale à adopter. "La méthode des vaccins traditionnels a fait ses preuves quand elle est appliquée avec discernement et réalisme", écrit-il.

"Pour les volontaires à la vaccination il n'est pas admissible de forcer le choix des gens vers la formule" développée par l'Américain Pfizer et l'Allemand BioNTech, basée sur la technologie de thérapie génique dite de "l'ARN messager", ajoute Jean-Luc Mélenchon.

"Je favoriserais les vaccins de type traditionnel donnant les hauts pourcentages de résultats positifs comme on les exigeait dans le passé", explique-t-il.

"Donner à l'Institut Pasteur tous les moyens pour aboutir à une formule française"

Selon lui, il faut donc "acheter les vaccins de cette sorte aux pays qui en produisent (Russie, Cuba, Chine, par exemple)".

"Mais surtout prioritairement donner à l'Institut Pasteur tous les moyens qu'il demande pour aboutir à une formule française avant le printemps", et investir dans la mise au point d'une méthode pour "soigner la maladie".

Au centre des critiques de l'opposition, Emmanuel Macron a décidé de présider lundi après-midi une "réunion de suivi" de la vaccination, alors que la France n'a à ce jour vacciné que quelques centaines de personnes, contre plusieurs dizaines de milliers en Allemagne et près d'un million au Royaume-Uni.

S.B.-E. avec AFP