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Jean-Louis Borloo "rêve" que la Fondation Chirac soit proposée pour le prix Nobel de la Paix

Jean-Louis Borloo assiste à la messe en hommage à Jacques Chirac en l'église Saint-Sulpice à Paris, le 30 septembre 2019

Jean-Louis Borloo assiste à la messe en hommage à Jacques Chirac en l'église Saint-Sulpice à Paris, le 30 septembre 2019 - ERIC FEFERBERG / AFP

Invité sur Franceinfo, l'ancien ministre a rappelé les nombreux combats menés par Jacques Chirac pour la prévention des conflits dans le monde, par le biais de sa fondation.

Les hommages se multiplient après la mort de Jacques Chirac. Invité sur Franceinfo avant d'assister au service solennel qui s'est déroulé ce lundi en l'église de Saint-Sulpice, Jean-Louis Borloo n'a pas tari d'éloges à l'égard de l'ancien président. Rappelant que Jacques Chirac "ne supportait ni les injustices ni la situation de ceux qui étaient oubliés ou maltraités", l'ancien ministre a exprimé le souhait que la fondation créée par Jacques Chirac après son départ de l'Elysée soit proposée à l'Académie suédoise pour le prix Nobel de la paix.

"Quand je vois l'émotion qu'il y a à Ramallah, à Tel Aviv, en Afrique, au Japon, en Chine, au Liban aujourd'hui, mon rêve c'est que la France propose au comité Nobel, non pas que Jacques Chirac soit Nobel de la paix, puisque ce n'est pas à titre posthume (que ce titre peut être octroyé) mais que la Fondation Chirac pour la paix et la culture soit proposée comme Nobel de la paix", a déclaré Jean-Louis Borloo.

Qualifiant l'ancien président d'"homme fondamentalement bon", Jean-Louis Borloo estime que Jacques Chirac "n'avait qu'une idée en tête: protéger les plus faibles, que ce soit les plus faibles des zones sahéliennes, des grands bassins du Congo, les plus faibles partout dans le monde, au Liban, en Irak, en Libye".

La prévention des conflits, priorité de Jacques Chirac

Après son départ de l'Elysée, Jacques Chirac expliquait que "les responsabilités d’un homme d’Etat ne s’achèvent pas avec ses mandats publics". En juin 2008, il fonde la Fondation Chirac, à laquelle il donne pour mission d'oeuvrer pour la paix, la préservation de l'environnement et le dialogue des cultures. 

Un an plus tard, la Fondation lance le Prix pour la prévention des conflits destiné à "faire connaître celles et ceux qui, dans l'anonymat mais au péril de leur vie, œuvrent en faveur de la paix". Lauréat en 2013, le gynécologue congolais Denis Mukwege, engagé contre les mutilations pratiquées sur les femmes en République Démocratique du Congo, a reçu le prix Nobel de la paix l'an dernier.

Mélanie Rostagnat