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Interpellé à la Pitié-Salpêtrière, Macron promet aux soignants une revalorisation des salaires

Alors qu'un syndicaliste déplorait des aides trop faibles pour les soignants, comme la remise d'une médaille d'honneur, Emmanuel Macron a affirmé qu'il y aurait également une revalorisation des salaires.

Le chef de l’Etat a effectué une visite quelque peu houleuse, vendredi, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Vivement interpellé par des infirmiers et infirmières des urgences, Emmanuel Macron a dit vouloir "mettre fin" à la "paupérisation" des personnels soignants. Et selon un document BFMTV, il a également promis une revalorisation de leurs salaires.

Cette annonce a été formulée à sa sortie de l’hôpital, alors qu’Emmanuel Macron était apostrophé par un syndicaliste. Ce dernier déplorait des actions gouvernementales insuffisantes pour aider les hospitaliers, comme la remise d’une médaille d’honneur.

"C’est un engagement, je le tiendrai"

"Vous pensez qu’on a vraiment besoin d’une médaille?" interroge-t-il alors le chef de l’Etat qui lui rétorque: "Si vous n’en voulez pas, ne la prenez pas."

Cette réponse, qui semble au premier abord expéditive, a en réalité été approfondie dans les minutes qui ont suivi, comme le montre ce document BFMTV. 

Face au personnel soignant et aux syndicalistes présents, Emmanuel Macron a développé être dans une "logique de revalorisation des salaires. C’est un engagement, et je le tiendrai. Il faut le faire. C’est vrai qu’aujourd’hui vous tenez le système et on vous en remercie". 

Méfiance des syndicats

Un premier pas vers un secteur en crise qui réclame depuis près d’un an davantage de moyens et de lits. Le chef de l’Etat a d’ailleurs reconnu, lors de ce déplacement à la Pitié-Salpêtrière, une "erreur" dans la réforme du système de santé qu'il a engagée il y a deux ans.

A cela s’ajoute une "prime Covid" qui sera versée à "l'ensemble des professionnels des établissements publics de santé" mobilisés "face à l'épidémie", a annoncé vendredi le ministère de la Santé qui s'est engagé à donner une "nouvelle impulsion aux carrières". Méfiants, les syndicats ne baissent cependant pas la garde et prévoient à la mi-juin une journée nationale de mobilisation.

Ambre Lepoivre