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Politique

Ingrid Levavasseur fustige "la guerre d'ego" qui mine le mouvement des gilets jaunes

Invitée sur notre antenne à l'occasion de la Journée internationale du droit des femmes, l'ex-candidate aux élections européennes regrette d'avoir été "écrasée" par des gens issus de son mouvement.

L'une des traductions politiques du mouvement des gilets jaunes, la présentation d'une liste "Rassemblement d'initiative citoyenne" aux européennes, n'a "pas été une réussite". Et c'est celle qui en fut à l'origine, Ingrid Levavasseur, qui le dit.

Invitée de notre antenne ce vendredi à l'occasion de la Journée internationale du droit des femmes, l'ex-figure du mouvement (comme elle se qualifie désormais) est revenue sur les errements dont elle a été la témoin. 

Une "envie d'écraser les autres"

"On se confronte à une guerre d'ego, dans ce mouvement", a constaté l'aide-soignante, regrettant que son initiative de présenter une liste pour le scrutin du 26 mai ait été si vite condamnée. En particulier par d'autres leaders gilets jaunes comme Maxime Nicolle ou Éric Drouet, même si l'intéressée ne les cite à aucun moment. 

Selon lngrid Levavasseur, ces "ego démesurés (...) empêchent le mouvement d'évoluer". Il s'agirait d'une "majorité de personnes qui ont envie d'écraser les autres (...) symboliquement".

"J'ai quitté le RIC parce que ce n'était plus possible. (...) On est tout de suite rabaissé, pour quelle raison je n'en sais rien, mais dès qu'on a envie de faire quelque chose, (...) de porter le mouvement un peu plus haut et un peu plus loin, on est cassé", a-t-elle déploré. 

"Où est le mal?"

S'interrogeant sur sa très brève incursion dans l'arène politique, Ingrid Levavasseur s'est demandée "quel mal" elle avait pu faire pour susciter tant d'hostilité.

"Je me pose encore la question, parce que je soutiens toujours ce mouvement, (...) je soutiens tous ceux qui souffrent, et j'ai vraiment envie qu'on soit entendu, donc où est le mal?", a-t-elle déclaré, reconnaissant avoir tenté d'entrer en politique "trop loin, trop vite, trop tôt".

Jules Pecnard