BFMTV

Inégalités salariales: à 16h47 les députées PS ont quitté l'hémicycle

Les députés se levant à 16h47

Les députés se levant à 16h47 - Capture d'écran LCP

Si les députées de plusieurs groupes se sont levées, seules certaines socialistes ont quitté définitivement l'hémicycle.

À l'initiative de la présidente du groupe Socialistes et apparentés Valérie Rabault, des députées se sont levés dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale à 16h47. Elles entendaient marquer le moment où les femmes commencent à travailler symboliquement pour rien, en raison des inégalités salariales selon une étude Eurostat.

Des députées PS, LFI, PCF ainsi que de la majorité, accompagnées de quelques hommes, se sont mises debout dans l'hémicycle: "Je vous demande de vous rassoir ou de sortir", a alors lancé le président Richard Ferrand (LREM), avant que quelques élues, essentiellement du PS, ne quittent l'hémicycle.

"À partir de 16h47, les femmes françaises travaillent gratuitement du fait des écarts de salaire qui existent entre les femmes et les hommes, donc avec plusieurs de mes collègues de tous les groupes nous avons souhaité symboliser ce moment pour dire qu'il faut que ça change", a expliqué devant la presse la cheffe de file des députés PS Valérie Rabault.

L'égalité salariale, "la grande cause du quinquennat"

Bastien Lachaud député La France Insoumise a ensuite pris la parole lors des questions au gouvernement pour dénoncer l'inégalité salariale comme étant à "l'origine de toutes les inégalités", plaidant pour des mesures contraignantes.

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a dit partager le "diagnostic de la situation des femmes depuis 16h47", mais a rappelé que c'est "la grande cause du quinquennat" de "combattre cet état de fait". 

Le député insoumis a alors repris la parole pour s'étonner qu'au même moment la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes Marlène Schiappa évoque sur Twitter "une loi pour l'émancipation économique des femmes en 2020", notant qu'une femme "gagne 9% à 27% de moins qu'un homme". "Ce qui est sûr ici c'est qu'aucun sexe n'a le monopole du verbe bruyant...", a conclu Richard Ferrand.

Guillaume Dussourt avec AFP