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"Il ne croit en rien, il n'a aucune conviction": les mots cinglants de Hollande à l'égard de Macron

Emmanuel Macron et François Hollande à l'Elysée le 23 mai 2016.

Emmanuel Macron et François Hollande à l'Elysée le 23 mai 2016. - Charles Platiau

Dans le dernier livre de Gaël Tchakaloff, l'ancien chef de l'État étrille son successeur qui "n'est pas très cultivé" et "a une culture populaire".

Son nom n'y est pas mentionné, mais son identité fait peu de doutes. Dans son dernier livre intitulé Tant qu'on est tous les deux, l'autrice Gaël Tchakaloff revient notamment sur les relations tumultueuses qu'entretiennent François Hollande et Emmanuel Macron.

L'écrivaine rebaptise l'ancien président "Quelqu'un" dans un souci d'anonymat, un stratagème qui ne trompe personne, et notamment nos confrères de l'Express qui ont relevé quelques lignes pour le moins virulentes.

"Politiquement, [Emmanuel] n'est rien, il saupoudre une pincée de chaque couleur politique selon les jours, dans un savant dosage. Il ne croit en rien, il n'a aucune conviction", tacle l'ancien président de la République.

Emmanuel Macron "a une culture populaire"

François Hollande décrit à sa manière le couple Macron, deux personnes qui "n'ont rien à faire de l'amitié" et qui "se sont construits sur les réseaux".

"Ils ne doivent rien à personne, ils ne s'attachent à personne. Ils sont leur racine réciproque, ils ont tout quitté pour l'autre, coupant avec leur famille de part et d'autre", décrit l'ex-chef de l'État pour qui le problème réside dans le fait "qu'ils font croire à l'affectivité, à l'amitié sincère".

L'ancien locataire de l'Élysée accorde cependant une qualité à son successeur, quelqu'un de "très intelligent" tout en la nuançant, "ce n'est pas pour autant un intellectuel".

"Il est plus Patrick Bruel et Eddy Mitchell que le Panthéon. [...] Il n'est pas très cultivé, il a une culture populaire", ajoute enfin celui qui ne digère toujours pas de ne pas avoir reçu le moindre appel de son ancien ministre pour lui faire part de son intention de se présenter à la présidentielle, "il s'est contenté d'un SMS".
H.G. avec AFP