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"Il faut aller au combat": le maire de Poissy explique pourquoi il soutient la réouverture des écoles

A une semaine du 11 mai et de la possibilité de rouvrir les écoles, les maires apparaissent divisés sur la stratégie à adopter pour accueillir les enfants sans favoriser l'aggravation de la crise sanitaire liée au Covid-19.

Alors que 329 maires d'Île-de-France, dont Anne Hidalgo, ont signé un texte publié dimanche dans La Tribune demandant à l'Etat de repousser la réouverture des écoles, prévue progressivement à compter du 11 mai, les édiles apparaissent divisés sur la question. Pour autant, certains ne rechignent pas à la réouverture des établissements scolaires en dépit des conditions sanitaires.

Dans les Yvelines, c'est notamment le cas de Karl Olive, maire divers droite de Poissy. Ce dernier recevra Emmanuel Macron ce mardi dans une école de sa commune, qui a accueilli une trentaine d'enfants de personnels soignants depuis le 17 mars et le début du confinement. "Il n'y a pas de bons et de mauvais élèves", a estimé Karl Olive ce lundi sur BFMTV quant aux différents choix des maires vis-à-vis des établissements scolaires.

"Il faut y aller en paliers", ajoute l'édile francilien. Le 11 mai, "il y a quatre sections qui sont concernées (par la reprise des cours, NDLR): les grandes sections maternelles, les CP, les CE1, les CM2. Donc on n'est pas sur l'ensemble de l'école", précise le maire, qui estime qu'il faut "retrouver la confiance".

"Il faut aller au combat"

"Il y aura une personne qui sera permanente tout au long de la journée pour les désinfections, c'est prévu dans nos écoles. (...) Je pense qu'aujourd'hui on est en première ligne et qu'il faut aller au combat", ajoute Karl Olive pour défendre son choix de réouverture des écoles dès le 11 mai.

Clarisse Martin