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Hollande a "approuvé quatre assassinats ciblés de terroristes à l'étranger"

Dans un livre de confidences publié par deux journalistes du Monde, François Hollande évoquent les attentats de 2015, la lutte contre le terrorisme, Emmanuel Macron, ses relations à Poutine ou encore l'avenir du PS et 2017.

"François Hollande a mis du temps à rentrer dans le costume présidentiel", racontent sur BFMTV et RMC deux journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme qui publient mercredi Un président ne devrait pas dire ça. Mais tout au long du livre et de leur entretien accordé à Jean-Jacques Bourdin, les deux hommes rapportent un nombre incalculable d'informations comme d'anecdotes. Des relations de François Hollande à Vladimir Poutine -"ils ont des conversations cash" mais "Poutine a tendance à considérer que les musulmans sont des terroristes potentiels" - aux attentats de 2015 en passant par "quatre assassinats approuvés et ciblés de terroristes à l'étranger".

Quelques jours après le Bataclan, François Hollande confie que "ce sont ses enfants qui sont morts" dans la salle de spectacle. D'autant plus que des téléphones portables de gens présents dans la salle, "ont enregistré les terroristes justifier leurs actes par la guerre menée par François Hollande en Syrie". Il raconte aussi avoir été sans nouvelles d'un de ses enfants le soir du 13-Novembre alors qu'il quittait de son côté le stade de France. Dans la foulée, les deux journalistes affirment que François Hollande "est contre la déchéance de nationalité", débat qui avait enflammé sa famille politique dans la fin de l'année 2015 et qui était défendu par l'opposition.

Macron, "son troisième fils"

Selon les auteurs, persuadés qu'il sera candidat à sa succession, François Hollande "veut supprimer le PS" via notamment Manuel Valls et Jean-Christophe Cambadélis et créer "un nouveau parti, le parti du Progrès". Le président de la République a été meurtri par Emmanuel Macron "considéré comme son troisième fils". "Emmanuel Macron, c'est moi", croit encore François Hollande qui "s'est entêté à penser que jamais Emmanuel Macron ne pourrait le trahir". Mais la droite n'est pas en reste: Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou encore François Fillon en prennent pour leur grade.

Dans le livre il est aussi question de vie privée: de Ségolène Royal et de Valérie Trierweiler notamment. La "jalousie" de la seconde est "craint" par Hollande qui insiste, à l'inverse, sur "son affinité intellectuelle" avec la mère de ses quatre enfants. 

A plusieurs reprises, Fabrice Lhomme et Gérard Davet ont reçu le chef de 'Etat à leur domicile pour "créer un environnement plus propice à la confidence", expliquent-ils. Depuis 2012, le trio s'est vu à 61 reprises et il n'était pas le seul puisque François Hollande multiplie en cette fin d'année 2016 les livres confidences.... 

Samuel Auffray