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Grâce au mauvais temps, le risque de sécheresse s'éloigne

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Le pluie et les températures anormalement basses pour la saison ont un effet bénéfique sur nos réserves d'eau, mises à mal par une année 2011 extrêmement sèche. Grâce à ce printemps maussade, le risque de pénurie d'eau pour cet été s'éloigne.

C’est un rayon de soleil à travers les nuages. Le mauvais temps et la pluie qui ont touché la France au printemps ont comblé le déficit des nappes d'eau souterraines, éloignant le risque d'une pénurie pour cet été, selon le bulletin publié lundi par le Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM). Au 1er juin, la moitié des réservoirs d'eau (51%) présentaient un niveau inférieur à la normale, soit une forte hausse comparé au mois d'avril, où près de 90% des nappes observaient un déficit après un hiver peu pluvieux. Onze départements restent cependant touchés par des mesures de restriction d'usage de l'eau et six autres sont sous surveillance, selon le ministère de l'Ecologie.

Une fraîcheur bénéfique

L'année dernière, jusqu'à 70 départements avaient mis en place des restrictions. La France a connu en 2011 son printemps le plus chaud depuis 1900 et le plus sec depuis 50 ans, obligeant les autorités à accorder aux agriculteurs plusieurs centaines de millions d'euros d'aides.
Les pluies sont dites « efficaces » entre les mois de septembre et de mars, lorsqu'elles permettent de remplir les nappes. En dehors de cette période, elles s'évaporent ou sont absorbées par les cultures. Mais ce phénomène n'a pas été observé ces deux derniers mois en raison notamment des faibles températures. 

La rédaction avec Reuters